Mario Herrera, Argentin installé à Rodez : "Maradona a marqué ma vie"

  • Adios Diego… Et Mario pleure.
    Adios Diego… Et Mario pleure.
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L’Argentine a décrété trois jours de deuil national pour rendre hommage à la star du ballon rond. Émotion aussi pour l’argentin Mario Herrera, pédopsychiatre à l’hôpital.

Mario Herrera comme beaucoup d’Argentins de sang et de cœur a très mal dormi la nuit dernière. "La main de Dieu" s’en est allée, surnom donné après le match épique contre la Perfide Albion lors de la coupe du monde en 1986. Pourtant, ce pédopsychiatre qui exerce en ville et au centre hospitalier, se préparait au pire. "Je m’y attendais. Il avait subi une opération d’urgence pour un hématome sutural entre le cerveau et le crâne, et était toujours entouré d’une vingtaine de personnes au centre de rééducation", déclare-t-il. Trop de monde autour de lui pour respirer, trop de foule toujours, une cour perpétuelle, revers de la médaille de la gloire. "Trop de lumières et tu te brûles les ailes, il faut y aller par pallier", poursuit Mario. Mais les paliers, les degrés, ce n’était pas dans le caractère de Diego. Un homme entier. Tout ou rien. Tout surtout. Une vie d’excès, épuisée par ses démons et ses passions. "Le premier souvenir qui me vient, c’est d’où il vient. Il vivait dans la misère, entendant la pluie sur la tôle. Quand sa famille qu’il a nourrie dès l’âge de 13 ans, se mettait à table, il mangeait en dernier au cas où il n’en est pas assez."

Proche du peuple

Mario l’a vu jouer à Cordoba au début des années 80 avec le club de Boca Juniors. "Il avait un magnétisme extraordinaire".

Mario Herrera établit aussi un parallèle entre la réussite footballistique grâce à leur dieu Diego et celle économique. C’était l’âge d’or en somme. "L’économie du pays s’est dégradée en même temps que le football. Nous avions même à l’époque la loi de combativité qui faisait qu’un peso valait un dollar, aujourd’hui il faut deux cents pesos pour faire un dollar."

Le frère de Mario a même rencontré en chair et en os la star ainsi que sa tante qui tenait une boulangerie. "Il se mêlait naturellement aux gens. Il était très proche du peuple et a transmis beaucoup de joies et d’émotions aux Argentins. Il a marqué ma vie." Comme des millions de personnes pour qui la planète ne tourne plus rond comme un ballon. "Il y a eu mille vies, ce fut une comète, il jouait sur le fil", conclut Mario. Et comme a écrit Alberto Giacometti, sculpteur de L’homme qui marche : "Tout tient à un fil, on est toujours en péril".

Olivier Courtil
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