Une foire aux chevaux très correcte

  • Bénévoles et acteurs de la profession autour du maire, Nicolas Bessière.
    Bénévoles et acteurs de la profession autour du maire, Nicolas Bessière.
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Jeudi dernier se tenait la foire aux chevaux, plutôt un marché de négoce (Covid-19 oblige) cette foire qui existe depuis… 1836 est la seule en Aveyron. Ayant connu des hauts et des bas, elle fut relancée il y a plus de vingt ans par la volonté du maire de l’époque, Jean Cabrolier et soutenu actuellement par Nicolas Bessière maire et président de la Communauté de communes.

Cette année, les bénévoles se sont mobilisés autour de leur président du comité, Christian Julien. Certes il n’y avait pas de visiteurs, promeneurs, pas de buvette, pas de concours, mais les acheteurs et les éleveurs étaient bien présents et le marché du négoce battait son plein dès 8 heures. Sur le champ de foire réaménagé en 2019, on comptait au total plus de 140 équidés : ânes, chevaux de loisirs et chevaux de trait.

Il y avait de beaux spécimens de chevaux de trait massifs et majestueux qui pèsent entre 800 et 900 kg, selon le sexe de l’animal. L’utilisation des chevaux de trait a évolué avec le progrès. En France et en Belgique, notamment, l’élevage de ces animaux est réorienté vers la production de viande. Depuis les années 1990, le cheval retrouve ses anciennes fonctions avec le renouveau de l’équitation de loisir, de l’attelage et de l’utilisation au travail. La France possède le plus grand nombre de races de trait ; un cheval sur quatre, né en France, est un cheval de trait.

"Les cours restent corrects", précise Bernard Rey, le président du syndicat des chevaux de trait en Aveyron (SECTA.12). Pendant plusieurs années, les cours restaient au même niveau, mais depuis 4 ans ils sont montés de 50 %, 2,40 €/2,60 € (ce qui n’est pas le cas pour les bovins). Cela redonne confiance à la profession".

"En 1960 les chevaux étaient encore acheminés par train, les équidés embarquaient à la gare de Gabriac pour le sud de la France en passant par Millau et Béziers ; une forte activité pour l’époque", se souvient Jacques Péversat, éleveur et juge historique.

Tous les acteurs de la profession félicitent les organisateurs bénévoles d’avoir pu conserver en cette période cet événement traditionnel.

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