Football : Rodez à Chambly pour rester devant

Abonnés
  • Épreuve de force ce soir à Beauvais pour les Ruthénois de Pierre Bardy, dont on ne savait toujours pas hier s’il porterait son habituel brassard de capitaine, ou pas.
    Épreuve de force ce soir à Beauvais pour les Ruthénois de Pierre Bardy, dont on ne savait toujours pas hier s’il porterait son habituel brassard de capitaine, ou pas. Jean-Louis Bories
Publié le

Ligue 2 (13e journée). En cas de faux pas face à la lanterne rouge ce mardi 1er décembre à Beauvais (19 h), le barragiste ruthénois serait toujours plus mal en points. Il est donc sommé de réagir dans une rencontre qui vaut cher. Bagarre en vue.
 

Top : c’est un club qui vit sa deuxième saison en Ligue 2 ; après une première pige plutôt réussie pour un promu, l’année de la confirmation est bien plus délicate ; avec ses 7,2 M€ de budget, il a du mal à rivaliser avec les cadors de l’antichambre du foot hexagonal ; il reste actuellement sur une série de sept matches sans succès (3 points pris sur 21 possibles) ; je suis, je suis… Rodez… Mais aussi Chambly !

Car oui, au moment de se rencontrer ce soir à Beauvais (stade de repli) dans un match capital dans la lutte pour le maintien, les deux clubs vivent des trajectoires bien similaires. Et malheur au vaincu, comme on a l’habitude de dire dans ces cas-là. Alors certes, rien ne sera perdu pour aucun des deux ; nous n’en sommes qu’au tiers du championnat. Mais, psychologiquement, un ascendant pourrait être pris par les Ruthénois qui mettraient leurs adversaires du soir à six points en cas de succès ; alors qu’un retour à hauteur oxygénerait grandement la formation de Bruno Luzi, qui se passera d’ailleurs ce soir de ses deux ex-Ruthénois, l’attaquant Florian David (non retenu, lire notre édition d’hier), et le défenseur Oumar Gonzalez (suspendu).

"On doit être prêt à livrer un match d’hommes " a exhorté Laurent Peyrelade hier, lui qui a dû gérer en cette veille de match ô combien important un cas de paludisme dans l’effectif ou encore un comportement inapproprié en pleine séance d’entraînement (lire ci-contre).

Les cadres attendus au tournant

Pour autant, le coach aveyronnais l’assure : son groupe a "bien récupéré " de sa sortie de samedi face à Guingamp, conclue par un 1-1 relativement porteur d’espoirs dans le jeu, comme le match précédent à Valenciennes (bien plus abouti). "On doit être dans la continuité de cela ", a d’ailleurs rabâché l’ancien Lillois, pestant encore sur la "nullité " de la prestation vue précédemment face à Ajaccio (défaite 1-0 à domicile).

Un revers lourd de sens puisque concédé dans un match au couteau entre mal classés, comme ce soir… Alors le groupe rouergat, qui a vécu tant de joies avant cet automne très difficile (il n’avait plus connu sept matches sans succès depuis 2016, alors en CFA) est-il taillé pour batailler ? Oui répond Peyrelade. "On l’a déjà fait l’an dernier ", rappelle d’ailleurs un coach qui a aussi instauré un turn-over du brassard de capitaine depuis deux matches (on ne sait ainsi pas qui le portera ce soir. Poujol ?). Histoire de booster les cadres, de faire prendre conscience de la situation à tous aussi. Car cette fois, les (belles) intentions doivent se transformer impérativement en résultat comptable.

Aurélien Parayre
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?