Aveyron : la campagne contre la grippe a été très efficace

  • Les pharmaciens ont écoulé leurs stocks de vaccins.
    Les pharmaciens ont écoulé leurs stocks de vaccins. Centre Presse - José A. Torres
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Les pharmaciens ont écoulé leurs stocks de vaccins et attendent des répprovisionnements. Pour eux, la couverture vaccinale a augmenté.

Si le sujet du vaccin contre le Covid est évidemment dans toutes les têtes, les Aveyronnais ont visiblement aussi, comme au niveau national, été sensibilisés à l'importance de se protéger contre la grippe. Un mois après le début de la campagne de vaccination, Pierre-Marie Vayssettes, président du Syndicat des pharmaciens de l’Aveyron n'en revient pas. "En une semaine, j'ai eu autant de vaccinations qu'en un mois d'habitude, assure-t-il. Les stocks sont épuisés, on attend le réapprovisionnement."

Et alors que ces dernières années beaucoup de vaccins étaient détruits à la fin de l'hiver, cette fois, ce ne sera donc pas le cas. "Les gens ont clairement compris l'intérêt de vacciner contre la grippe en rapport avec le contexte Covid, reprend le pharmacien. Ils ont entendu que ce n'était pas le moment de l'attraper avec des services de santé déjà saturés à cause du Covid."

Les personnes prioritaires ont été très sensibles à la campagne de vaccination

Cette année, la priorité a été donnée, encore davantage que d'habitude, aux personnes à risque (plus de 65 ans, les personnels de santé, et les patients souffrant de certaines pathologies). "Je pense qu'on peut dire que la couverture vaccinale a été améliorée. En revanche certaines personnes qui ne sont pas dans la population éligible en priorité et qui avaient pris l'habitude de se faire vacciner quand même n'ont pas pu le faire faute de stocks suffisant", détaille Pierre-Marie Vayssettes. Les réapprovisionnements sont en cours et ça devrait donc s'arranger dans les prochaines semaines. 

Moins de grippes, mais aussi de rhino-pharyngites et de gastros

En attendant, les pharmaciens notent une nette diminution du nombre de patients venant se faire soigner pour la grippe, mais aussi pour d'autres maladies virales. "Pour le moment on a moins de pathologies classiques, reprend le président du syndicat des pharmaciens. ça ressemble à ce qu'il s'est passé durant l'hiver dans l'hémisphère sud (cet été chez nous, NDLR) où il y a eu peu de grippes. On a également moins de rhino-pharyngites et de gastros. ,Mais attention, on n'est qu'au début de l'hiver. Les épidémies n'ont pas forcément lieu qu'en novembre." 

L'une des explications rationnelles à la baisse du nombre de maladie est évidemment l'application du port du masque généralisé, mais aussi des gestes barrières, qui sont également de plus en plus de mises dans le privé, ce qui semble réduire le risque de transmission de certains virus. 
 

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