Aveyron : les fenêtres s’ouvrent sur le traditionnel calendrier de l’Avent

  • Attention mademoiselle, l’emballage ne se mange pas !
    Attention mademoiselle, l’emballage ne se mange pas ! Centre Presse - Christophe Cathala
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Le succès ne se dément pas pour cette boîte à surprise, que l’on commence à ouvrir le 1er décembre, et que commerçants et artisans locaux ont adopté, aux côtés des grandes marques, dans leur rayon de cadeaux.

Voilà bien une tradition que nul confinement ni restrictions sanitaires n’enverront cette année aux oubliettes : le calendrier de l’Avent.

Cette boîte à surprises a le vent en poupe si l’on en croit la profusion de marques commerciales, quand ce ne sont pas les artisans et commerçants locaux, qui s’adonnent à cette religion d’avant-Noël en proposant à l’achat ce cadeau avant les cadeaux. De 10 € (voire moins) pour quelques bonbons et chocolats à plus de 300 € pour des parfums, cosmétiques ou même bijoux fantaisie. 
Rappelons le principe : dès le 1er décembre et jusqu’au 24 du mois, chaque jour correspond à une petite (ou grande) fenêtre qui s’ouvre sur un cadeau. Il faut se contenir pour n’en ouvrir qu’une par date.
Et patienter ainsi sereinement jusqu’à cette nuit de la Nativité où le père Noël amènera les présents, souvent plus conséquents, au pied du sapin.
Le calendrier prend date avec toutes les générations, pas seulement les enfants. On trouvera donc de tout dans cette éphéméride consumériste, jusqu’à des boissons, telles des bières artisanales, que l’on consommera modérément à raison d’une par soir. Comptez 60 € environ le coffret.

L’imagination au pouvoir

Des enseignes de parfumerie se prêtent au jeu avec des cosmétiques (crèmes, poudres, mascara) en mignonnettes assorties de flacons miniatures de parfums. La facture beauté pour 24 jours peut s’élever jusqu’à 400 € si les marques ont un peu de prestige. Les jouets ne sont pas oubliés : figurines (Playmobil et autres), voitures miniatures, poupée et accessoires… Des centres sociaux ou des foyers ruraux en confectionnent chaque année dans le département et l’imagination n’a pas de limite. Même si le calendrier s’exonère volontiers de ce qui participe mal de la magie de Noël (foire au gras en petites bouchées, pièces détachées pour l’automobile…).

Dans le registre, on retiendra que le chocolat tient la dragée haute à tous les autres pour remplir les fenêtres. Les boulangers-pâtissiers et chocolatiers aveyronnais sont nombreux à en avoir adopté le principe, au point qu’il est difficile les derniers de se procurer auprès d’eux un calendrier de l’Avent, tant ceux-ci connaissent le succès. 

À l’origine, cette tradition nous vient de l’Allemagne du XIXe siècle et s’articulait autour d’une image pieuse donnée aux enfants chaque jour dans le mois qui précédait Noël.  Ceux qui recevraient aujourd’hui en cadeau un calendrier garni de la sorte ont raison de se poser des questions.

C.C.
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