L' Aveyron de... Yves Blanc : "Je suis très inspiré par la vallée de la Muze"

  • S’il est un inconditionnel de la vallée de la Muze, dont il est originaire et où il a construit sa maison, Yves Blanc n’hésite pas à prendre de la hauteur. Comme ici au Col de la Croix de Boudet, un nouveau col dans l’Aveyron. Répertorié sur aucune carte, il a été "panneauté" en juin dernier par la jeune association La Muse à vélo, dont il est le président.
    S’il est un inconditionnel de la vallée de la Muze, dont il est originaire et où il a construit sa maison, Yves Blanc n’hésite pas à prendre de la hauteur. Comme ici au Col de la Croix de Boudet, un nouveau col dans l’Aveyron. Répertorié sur aucune carte, il a été "panneauté" en juin dernier par la jeune association La Muse à vélo, dont il est le président. repro cpa
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Né à Millau, voilà bientôt six décennies (il soufflera les bougies le 28 mars), ancien rédacteur en chef du Cycle, magazine n°1 en France des pratiquants, auquel il est resté fidèle près d’un quart de siècle, le Sud-Aveyronnais, licencié quand il était plus jeune au Guidon decazevillois et qui a été à deux doigts de passer pro, est toujours très impliqué dans le cyclisme, et notamment l’événementiel vélo, en tant que consultant. Il s’intéresse de près au gravel, une nouvelle pratique avec un vélo de route tout-terrain. Il organisera d’ailleurs la Lévézou bike explore (environ 100 kilomètres), en mai, au départ de Saint-Beauzély.

Un lieu emblématique

Le Monseigne qui domine Saint-Laurent-de-Lévézou. C’est ma montagne sacrée. Elle est restée longtemps à l’état sauvage avec ses coccinelles et sa bruyère, et renferme certainement beaucoup de secrets. Mon père l’arpentait au quotidien, lors de sa tournée de facteur, à mobylette. Je m’y rends à VTT régulièrement. C’est un sommet qui se mérite et qui vous récompense de vos efforts avec un panorama à couper le souffle.

Un souvenir fort

(Sans hésitation) Automne 1972, lorsque j’ai aidé mon père à reboiser les berges de la rivière Muze en plantant une trentaine de peupliers. Ces êtres chétifs que je posais dans un trou nous contemplent aujourd’hui de leur hauteur imposante. Ma mère leur parlait, comme elle parlait aux fleurs, nous les protégions comme des membres de la famille contre les coups de dents des castors. Aujourd’hui, ces êtres vivants, qui approchent majestueusement la cinquantaine, constituent un précieux héritage.

Un rituel, une habitude, quand vous êtes en Aveyron

Remonter la vallée de la Muze à vélo. Du pont de Saint-Hyppolite jusqu’à la source au Bois du Four, on longe la rivière sur 25 bornes. Cette petite route bucolique invite à la méditation. C’est un rendez-vous sportif et intime que j’effectue en solitaire, y compris dans l’obscurité. J’y ai mes repères depuis l’adolescence. Mes parents reposent à proximité.

Une conviction

L’actualité a redonné ses lettres de noblesse à la bicyclette. Notre département a une belle carte à jouer avec le cyclotourisme. Par sa variété, la richesse de son patrimoine, ses spécificités locales, l’Aveyron devrait mettre en place un vrai plan de développement du vélo qui enrichirait l’offre touristique actuelle. Je suis convaincu qu’il n’est pas trop tard pour enclencher cette dynamique qui assurerait de fortes retombées économiques.

La carte postale idéale

(Souriant) Je suppose que tous les "Aveyronnais expatriés" ont en tête un véritable kaléidoscope de cartes postales qui mêlent lumières, odeurs, sons, saveurs, personnages. Le son des cloches de Castelnau-Pégayrols, le vent du midi caressant les cheveux d’ange, le clapotis de la Muze sur les galets et un berger contemplant devant son troupeau l’horizon des grands causses composeraient la version bucolique de la première carte qui me vient à l’esprit.

Un personnage marquant

J’en citerai trois qui trouvèrent peut-être leur inspiration dans la vallée de la Muze pour accomplir leurs œuvres ou leurs exploits. L’entomologiste Jean-Henri Fabre dont j’ai découvert l’existence en croisant un bus qui transportait des touristes japonais sur la petite route menant à Saint-Léons. L’académicien et homme politique Alain Peyrefitte, né à Najac, qui, adolescent, a passé quelques étés à Saint-Beauzély et qui rendait parfois visite à mes grands-parents à la ferme de Salsac. Dans son premier roman, intitulé "Les roseaux froissés", qui narre un été à Saint-Beauzély, il baptise un énorme rocher qui surplombe la Muze : le Sphinx. Enfin, le champion cycliste Julou Merviel, qui s’est initié au vélo sur les routes défoncées des contreforts du Lévézou avant de réaliser une magnifique carrière de coureur cycliste et remporter une étape sur le Tour de France en 1930. Il est né et repose à Saint-Beauzély.

Un plat et/ou un vin pour lequel vous craquez

Un bon petit aligot fait maison avec des côtes d’agneau, le tout accompagné d’un saint-joseph. Pour faire plus local, je me laisserais bien tenter par les vins bio, comme le Why not de Compeyre ou Les deux oliviers du domaine Bertau à Candas.

Propos recueillis par Rui Dos Santos
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