Ahmed Eddarraz lance une application pour trouver un emploi sans traverser la rue !

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  • Installé à Paris, mais ne manquant pas une occasion de rentrer à Millau, la ville où il est né en 1985 (comme c’est le cas depuis quelques jours pour des fêtes en famille), Ahmed Eddarraz a lancé "Swipe my job", une application, basée sur la géolocalisation, qui permet de mettre en relation des chefs d’entreprise et ce qu’il appelle des "talents".	Rui Dos Santos
    Installé à Paris, mais ne manquant pas une occasion de rentrer à Millau, la ville où il est né en 1985 (comme c’est le cas depuis quelques jours pour des fêtes en famille), Ahmed Eddarraz a lancé "Swipe my job", une application, basée sur la géolocalisation, qui permet de mettre en relation des chefs d’entreprise et ce qu’il appelle des "talents". Rui Dos Santos Centre Presse - Rui Dos Santos
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"Swipe my job", basée sur la géolocalisation, n’est, pour l’instant, que la partie visible de l’iceberg car ce Millavois âgé de 35 ans, installé à Paris, dit "être pleinement mobilisé sur les problématiques liées au travail en Aveyron". Se qualifiant volontiers de "facilitateur pour ma ville, pour le territoire également", il promet ainsi des annonces "sous peu".

Impossible de faire deux pas dans la rue, sur la place du Mandarous ou celle de Capelle, sans qu’il dise bonjour ou adresse un salut amical. Installé à Paris, Ahmed Eddarraz est de retour à Millau pour quelques jours et il ne passe pas inaperçu.

(Re)connu, il aime bien ça, avoue "avoir besoin de reconnaissance" mais celui qui est né dans la sous-préfecture aveyronnaise, de parents d’origine marocaine, dans une famille de six enfants, n’est, selon ses propres termes, "pas en campagne", mais reconnaît "susciter de la curiosité". Et, à ceux qui le taxent d’être un opportuniste, il ne se dérobe pas sur le sujet : "Je peux très bien comprendre. Mais, je ne suis ni un égoïste, ni un carriériste. Je saisis certes des opportunités mais j’aime partager. Disons que j’ai juste ajusté mes voiles !". Passé par les écoles Jean-Macé et Paul-Bert, il a ensuite rejoint Marcel-Aymard. Et, il en est pleinement conscient : "Le bordel a commencé au collège ! J’ai mis un pied trop vite dans le monde des adultes. Je n’étais pas à ma place."

Sa scolarité s’est donc déroulée en pointillés et il a très vite travaillé sur les marchés. Il n’a pas oublié : "J’étais "protégé" par le père de Christophe Saint-Pierre (NDLR : l’ancien maire de Millau) qui était le placier. 50 francs pour déballer et autant pour remballer. C’était le trésor de guerre !". Avec ses frères, il a participé à nourrir la famille, complétant ainsi le salaire de son père qui a passé 43 ans dans l’usine Pechdo où il était écharneur de peaux. Ahmed Eddarraz a d’ailleurs gardé la fibre du commerce, ouvrant plusieurs enseignes à Millau : un bureau de tabac, un restaurant et, plus récemment, L’Arlequin, boutique de bonbons, glaces, churros..., désormais entre les mains de sa sœur.

Depuis son plus âge, il est aussi attiré par la politique et ne cache pas son admiration pour Bernard Tapie, "un génie", ou pour Eric Dupond-Moretti, "qui me fascine plus en tant qu’avocat" : "Ils ont le verbe haut et mènent des combats contre la différence." Il dit avoir été également inspiré dans son engagement politique par Abdou Diouf, l’ancien président du Sénégal, par Jacques Godfrain, ancien ministre de la Coopération et maire de Millau, et par Christian Teyssèdre, l’actuel premier magistrat de Rodez. Martelant qu’il est "attaché aux hommes" et qu’il accompagne "une vision de la société", cet ancien militant au Parti socialiste, aujourd’hui encarté à La République en marche, a lancé l’application "Swipe my job", basée sur la géolocalisation, pour mettre en contact des chefs d’entreprise et ce qu’il appelle des "talents".

Mais, Ahmed Eddarraz est très clair : "C’est un outil, la partie visible de l’iceberg. Je suis, en effet, pleinement mobilisé sur les problématiques liées à l’emploi et il y a des choses qui vont sortir dans quelques jours sur ce thème. J’ai un profond respect pour Guillaume Angles ou Jean-Rémy Bergounhe. On doit s’inspirer du talent de ces visionnaires."

 

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