Villeneuve-d'Aveyron : l’Ehpad a presque vaincu la Covid-19

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  • Le directeur de l’Ehpad Marie-Vernières de Villeneuve, Alain Bersegol entouré de soignantes./Photo MCB
    Le directeur de l’Ehpad Marie-Vernières de Villeneuve, Alain Bersegol entouré de soignantes./Photo MCB
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Après un cluster endigué en décembre, les 47 résidents de Marie-Vernières attendent impatiemment le vaccin.

Le pôle gérontologique de Villeneuve-d’Aveyron est composé de l’Ehpad Marie-Vernières, boulevard des Douves, qui compte 47 lits, d’une résidence senior, composée de 20 logements, d’un accueil de jour, du lundi au vendredi, pour 13 personnes, et d’une plateforme d’aide aux aidants (PFR). Cela fait plus de 10 mois maintenant que cette structure lutte pour ne pas que la Covid-19 pénètre dans ses murs. Pour ce faire, l’accueil de jour a été suspendu mais l’Agence régionale de santé (ARS) a permis, financièrement, que du personnel se déplace à domicile et remplace les aidants. De son côté, l’Ehpad Marie-Vernières a été soumis à des mesures sanitaires drastiques sans que cela affecte trop la vie des résidents.

" On a essayé d’instaurer un équilibre entre précautions et isolement", se félicite le directeur, Alain Bersegol. C’est ainsi que les familles ont toujours pu venir voir leurs proches, dans trois espaces dédiés, durant une plage horaire assez large, ce qui permettait un total de 24 visites quotidiennes afin que le lien avec les familles perdure. Des communications avec les proches, via Skype, sur des tablettes informatiques ont aussi été privilégiées. Les résidents, dont la moyenne d’âge est de 90 ans, ont pu continuer à vivre non masqués et à prendre leur repas ensemble au réfectoire tout en étant distancés. "On a essayé de maintenir une vie sociale et conviviale", insiste le directeur.

Équipe médicale renforcée

Si le personnel a pris le plus grand soin des résidents avec qui des liens affectifs sont tissés, certains soignants ont, eux, été contaminés par le virus mais à des degrés divers. Ces derniers étant bien entendu éloignés et isolés le temps nécessaire. Un seul d’entre eux a dû être hospitalisé sur une courte période. C’est dans ce cadre-là que l’ARS a préconisé de faire passer très fréquemment des tests PCR aussi bien aux résidents qu’aux soignants. "Nous avons toujours eu une longueur d’avance car bien avant tout le monde nous avions acheté des tests antigéniques pour mieux détecter le virus", précise le directeur. Si tout avait semblé sous contrôle, le 21 décembre dernier, alors que l’Ehpad Marie-Vernières s’apprêtait à fêter Noël avec des animations internes et une messe, un premier résident, asymptomatique, était testé positif à la Covid-19. Cinq autres ont ensuite été détectés dans la même semaine, puis douze autres la semaine suivante, et encore deux autres janvier. Après exfiltration des cas négatifs, tous les résidents infectés ont donc été rassemblés au 2e étage, décrété secteur Covid. Si la plupart sont restés asymptomatiques, quelques-uns ont déclaré des maux de tête, une toux, ou bien de la fatigue. Mais aucun résident de l’Ehpad Marie-Vernières n’est décédé de la Covid-19. Il y a même eu peu de décès au regard des années précédentes compte tenu des précautions sanitaires qui ont permis de tenir éloignées grippes et gastros. En effet, l’équipe médicale a été renforcée avec une infirmière spécialement dédiée à la Covid par étage, la présence quasi journalière d’un médecin coordonnateur, le passage quotidien d’un médecin du cabinet médical de Villeneuve, enfin un traitement préventif à base d’antibiotiques, d’anticoagulants et de cortisone a été administré.

Dommages collatéraux

C’est ainsi que les derniers tests pratiqués avant-hier ne font maintenant état que d’une seule personne infectée. Après le cluster, l’épidémie est donc en voie d’extinction à Marie-Vernières. Mais chacun retient son souffle et espère que le virus mutant ne pénétrera pas à son tour dans l’Ehpad avant la vaccination qui interviendra la dernière semaine de janvier (lire ci-dessus) et pour laquelle le directeur aurait aimé que les choses aillent plus vite. "La pression est très grande", reconnaît Alain Bersegol même s’il confie que "les familles nous ont toujours fait confiance car nous ne leur cachons rien en communiquant chaque semaine par mail".

Le directeur met aussi l’accent sur le travail remarquable de l’équipe soignante totalement investie dans sa mission. Le Conseil de vie sociale, composé de résidents, dont son président, de familles, d’un salarié et du directeur, assure aussi une totale transparence des décisions de l’établissement. Mais Alain Bergesol appréhende les dommages collatéraux des résidents qui seront sans doute "différents" au sortir de la pandémie car moins stimulés pendant plusieurs mois et ayant peut-être perdu en autonomie…

Vaccination à partir du 26 janvier

Le directeur de l’Ehpad Marie -Vernières a été averti par l’Agence régionale de santé (ARS) de l’arrivée de doses du vaccin Pfizer-BioNTech à la pharmacie de Villeneuve le 26 janvier. Compte tenu des impératifs de conservation sanitaire de ce vaccin américain, il aura ensuite quatre jours et pas plus pour vacciner les résidents et les personnels soignants de plus de 50 ans qui seront consentants. Dans cette optique, Alain Bersegol commence donc déjà à recueillir les consentements des personnes qui devront également passer une visite prévaccinale avant de recevoir l’injection. Pour l’instant, à Marie-Vernières, une majorité de personnes est favorable pour recevoir ce vaccin.

 

 

M.-CH.B
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