Football : Julien Célestine (Rodez) est "revanchard"

  • Julien Célestine a fait ses débuts avec le Raf mardi dernier, contre Niort.
    Julien Célestine a fait ses débuts avec le Raf mardi dernier, contre Niort. CPA - JLB
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La dernière recrue ruthénoise, qui a déjà vécu son deuxième match sous ses nouvelles couleurs ce vendredi 8 janvier à Nancy (2-2), présente un CV atypique. Alors qu’il n’avait jamais été professionnel en France, le défenseur central de 23 ans a évolué dans quatre clubs étrangers, trois en Belgique et un en Lettonie. Entretien réalisé avant le nul arraché dans l'Est.

À seulement 23 ans vous avez déjà évolué dans quatre clubs chez les seniors. Comment cela se fait-il que vous ayez déjà tant voyagé ?

Cela s’est fait un peu comme cela. À chacun sa destinée. Je n’ai pas décidé d’aller à droite à gauche, c’est le football qui fait ça.

Vous sortez d’une expérience en Lettonie. Qu’avez-vous appris là-bas qui vous servira dans votre carrière ?

On jouait tous les trois jours car le championnat avait pris du retard (contexte sanitaire, NDLR). Cela m’a permis d’avoir du rythme, car je n’ai pas eu de blessure et j’ai tout joué. On a fait un match de barrage d’Europa Ligue, ce qui a permis de découvrir une nouvelle expérience, avec une pression différente. C’est un championnat très physique, avec également beaucoup de duels. J’ai aussi découvert un nouveau pays, avec des gens plutôt froids au début mais qui s’ouvrent par la suite.

Vous êtes parti jeune à l’étranger. Qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Je suis parti en Belgique à 18 ans. On parle français là-bas, mais c’est tout de même une autre culture. Cela permet de voir autre chose. J’ai croisé beaucoup de bons gars à Charleroi, comme Nicolas Penneteau (ancien gardien de Bastia ou Valenciennes), qui est devenu un ami. Il me donne des conseils très importants. Je suis content d’avoir vu autre chose. En France, je n’ai pas signé pro dans un premier temps (il est passé par les centres de formation de Bastia et de Toulouse). Aujourd’hui, je suis revanchard mais je n’ai aucune haine. Je connais mes qualités.

Aspirez-vous désormais à rester plus longtemps dans un club ?

Bien sûr, si je peux rester dans un club, avec lequel je peux grandir et réussir les objectifs collectifs, je le ferai.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de signer à Rodez ?

J’avais fait un an en Lettonie, j’avais besoin d’un nouveau challenge. Rodez est un club stable, même si c’est seulement sa deuxième année en L2. J’ai senti des personnes correctes, j’ai bien aimé la discussion que j’ai eue avec l’entraîneur.

Que connaissiez-vous du club avant de venir ?

Pour être honnête, pas grand-chose. Mais il y a des gars que j’ai croisés à Toulouse (Mpasi et David). Je connaissais aussi Nath (Dieng, originaire comme lui de Grenoble). C’est toujours mieux de connaître des gens pour l’intégration. Mais je n’ai pas discuté avec eux avant de décider, car j’ai eu un bon feeling.

Guillaume Verdu
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