Football : pour Laurent Bessière, l'Aveyronnais de Lens, "construire, c’est ce qui m’anime"

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  • Laurent Bessière, juste avant un Lens – Strasbourg en L1.
    Laurent Bessière, juste avant un Lens – Strasbourg en L1. DR
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Le Lucois est depuis cet été le directeur de la performance du RC Lens (9e de L1), après huit saisons passées à Reims (L2-L1).

Après huit saisons à Reims, vous avez signé cet été à Lens. Est-ce une progression ?

Le choix de relever un nouveau challenge est né pendant le confinement. Cette période a été l’occasion de prendre un peu de recul et de poser un regard sur mon parcours. Je me suis dit qu’était peut-être venu le moment de sortir de ma zone de confort. J’ai connu beaucoup de belles choses avec Reims. Il y a aussi eu des périodes difficiles comme le décès du médecin dont j’étais très proche (Bernard Gonzalez, atteint du Covid en avril dernier, qui s’est donné la mort, NDLR). C’était mon ami. Huit ans au même endroit dans le monde professionnel, c’est énorme. Nous venions de hisser le club à la 5e place de Ligue 1 avec une qualification européenne et c’est à ce moment que j’ai été sollicité par le RC Lens, promu de L2. Quand j’ai découvert les installations et écouté le discours des dirigeants, j’ai été séduit par le projet de travailler au renouveau de ce grand nom du football français.

Quel bilan tirez-vous de votre aventure à Reims ?

Que du positif ! J’ai grandi avec le club. J’ai beaucoup appris et j’y ai rencontré de très belles personnes. C’est un club humain. J’essaie de tirer le meilleur de ce que je vis pour continuer à progresser. Je suis parti à un moment où le club est bien et je pars avec toute cette force.

L’intégration s’est-elle bien déroulée ?

Les dirigeants m’ont très bien accueilli. Je suis venu avec un projet de département performance qui a été validé et que l’on met en place au quotidien. Construire, c’est véritablement ce qui m’anime. Pour le bizutage, il m’a fallu chanter alors je me suis mis directement dans le thème, j’ai chanté les corons (rires) !

Quelles sont vos responsabilités exactes ?

Je suis directeur de la performance. Ma mission consiste à optimiser de manière transversale, toutes les caractéristiques physiques des joueurs. De la nutrition aux charges d’entraînement en passant par le volet médical, je pilote tout ce qui a trait à la performance du joueur. Le département que je manage est ainsi constitué de trois pôles : médical (12 pers.), optimisation (3 pers.), préparation physique et datas (4 pers.). Je mets en place les tâches auprès des staffs et des joueurs pour atteindre les objectifs au niveau de la performance.

Quels sont les objectifs collectifs et personnels avec le RC Lens ?

Le maintien. Et sur le plan personnel, ce qui m’anime c’est de poursuivre la structuration du département performance et de continuer à prendre du plaisir dans mon métier.

Quelles sont les différences entre les deux clubs ?

Chaque club a son histoire, son ADN. Ce qui rapproche Reims et Lens, c’est l’ambition. Le Stade de Reims possède un côté très historique tandis que Lens se caractérise par son ultra-popularité. De ce point de vue, c’est sûrement l’un des clubs les plus suivis et aimés en France. Je l’ai pris de plein fouet lorsque nous avons joué le derby contre Lille. Alors que la rencontre était à huis clos, il y avait une ferveur incroyable et des milliers de personnes tout au long de la route.

Quel impact a eu la Covid sur votre quotidien ?

Nous sommes des privilégiés. Nous pouvons travailler de manière plutôt sereine dans la mesure où nous sommes testés tous les deux jours. Dès qu’il y a un cas, la personne est isolée immédiatement. Courant octobre, nous avons été impactés pendant une quinzaine de jours avec beaucoup de cas sérieux, le travail a alors été individualisé. Je suis moi-même passé par la case Covid. Et je peux témoigner qu’il faut rester prudent et suivre à la lettre les consignes des autorités sanitaires.

Suivez-vous le parcours des Ruthénois en Ligue 2 ?

Oui, bien évidemment ! J’espère de tout cœur qu’ils vont se maintenir. Il faut remettre les choses dans leur contexte : Rodez est une petite ville et il faut se rendre compte de la chance d’avoir une équipe à ce niveau. Et les soutenir. Le haut niveau, c’est difficile. Mais je reste quand même Luco-Primaubois, c’est mon club de cœur. J’y ai passé plus de vingt ans. Je suis toujours très attaché à l’Aveyron. Dès que je suis en vacances, je reviens ici, chez moi : plus qu’un plaisir, c’est un vrai besoin !

mickaël nicolas
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