Millau : Mathilde Margaillan à la tête de la JCE d'Occitanie

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  • Mathilde Margaillan a présidé la JCE de Millau en 2018. Mathilde Margaillan a présidé la JCE de Millau en 2018.
    Mathilde Margaillan a présidé la JCE de Millau en 2018. Repro CPA
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La Millavoise Mathilde Margaillan a été élue, en décembre dernier, présidente de la fédération régionale des Jeunes chambres économiques (JCE) d’Occitanie. Une trajectoire fulgurante.

Présidente de la Jeune chambre économique de Millau en 2018, au sommet de la fédération régionale des JCE d’Occitanie deux ans plus tard. Mathilde Margaillan a connu une belle ascension en fin d’année dernière, en remportant l’élection régionale. Cadre dirigeante d’un établissement de santé, la Millavoise âgée de 31 ans est une femme de convictions, porte-parole d’une jeunesse engagée.

Parlez-nous de votre parcours jusqu’à cette élection à la JCE d’Occitanie…

Après des études dans plusieurs villes françaises ainsi qu’à l’étranger (Pologne et Pays-Bas), j’ai été diplômée de l’École des hautes études en santé publique (EHESP), à Rennes. J’ai validé un master en santé publique, option Gestion des établissements de santé. J’ai occupé mon premier poste à Montpellier, mais j’ai toujours eu cette volonté de revenir dans mon Aveyron.

J’y suis très attachée. Aujourd’hui, je suis directrice adjointe des CMPP (Centres médico-psycho pédagogique) de l’Aveyron, en charge de l’antenne de Millau, Saint-Affrique, Réquista et Espalion.

Quel est le rôle de la JCE Occitanie ?

La Fédération telle que nous l’avons pensée, regroupe quatre grands objectifs. C’est d’abord la courroie de transmission opérationnelle de la JCE nationale. C’est un vecteur de la montée en compétences et du savoir-faire de ses membres, notamment par le biais de formations. La Fédération doit aussi garantir la créativité et le lien entre ses membres. Enfin, c’est aussi continuer de répondre aux enjeux de demain, d’impacter le territoire, de réagir avec agilité.

Du fait de la crise sanitaire, l’impact de la JCE peut-il être plus fort ?

Le rôle d’une JCE est d’impacter positivement un territoire, de répondre à un besoin. Dans le contexte actuel, il faut savoir se réinventer. Mais le leitmotiv de la JCE ne changera pas en 2021 : on va continuer de créer des actions. à Millau, je pense par exemple au projet Eco’cotte, qui a vocation à créer du lien social et valoriser les déchets. On part de constats sur nos territoires parce qu’on les connaît. On est au courant de ses problématiques et de ses freins. Je pense aussi à l’action Tapas un job, qui met en relation employeurs et nouveaux arrivants sur le territoire. C’est une porte d’entrée sur le marché de l’emploi.

D’où vous vient cet engagement à titre personnel ?

D’abord de ma mère, qui est membre fondatrice de la JCE de Millau. Elle m’a transmis ces valeurs d’engagement, de prise de responsabilité. J’ai été bercée par cela. Mais le déclic, cela a été les attentats du Bataclan en 2015. Ce jour-là, on s’est attaqué à des valeurs fortes pour moi, à notre liberté. Je me suis dit "stop, il faut que tu t’engages". Je suis allée à l’assemblée générale de fin d’année de la Jeune chambre de Millau. Puis j’y suis restée. J’ai rencontré des gens que je n’aurais pas rencontrés autrement. J’ai aussi fait plaisir à ma mère ! L’engrenage est parti comme cela. Ensuite, je n’ai rien contrôlé. J’ai appris à sortir de ma zone de confort, j’ai pris la parole en public… Tout cela, ce n’est pas forcément dans mon ADN. Au bout de six mois, j’étais secrétaire générale de la JCE de Millau, un an et demi plus tard, j’étais présidente. Aujourd’hui, je mène de front ma vie professionnelle, personnelle et associative. Cela prend beaucoup de temps, d’autant que je suis maman depuis juin dernier…

Que retenez-vous de votre expérience comme présidente à la JCE de Millau ?

En premier lieu l’engagement, être dans un collectif, connaître les responsabilités, faire des rencontres… C’est la porte ouverte vers d’autres étapes supérieures. Avec ça, on se connaît mieux, on sait qui on est, on connaît nos limites. La JCE apprend à se surpasser.

Quel message souhaitez-vous transmettre à un jeune (18-40 ans) qui hésite à franchir la porte de la JCE de Millau ?

Je lui dirai que la JCE ouvre un champ des possibles inestimable. Avoir envie de s’engager pour les autres, pour son territoire, c’est automatiquement le faire pour soi ensuite. On en sort grandi. On se fait aussi un réseau local. Il faut savoir que l’on vient de tous d’horizons différents. Ce qui fait la force de la JCE, c’est ce collectif, ce sont nos différences, cette union dans un but commun.

Moi, j’y crois vraiment.

Le Congrès régional de la JCE Occitanie aura lieu à Millau les 27 et 28 novembre prochain, sur la thématique de la jeunesse engagée.
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Victor Guilloteau
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