Après la condamnation d'Alexandre Dainotti à Rodez, la leçon de résilience de Florence Filoé

  • Florence Filoé à la sortie de l'audience.
    Florence Filoé à la sortie de l'audience. GR - Centre Presse
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Vendredi, la cour d'assises de l'Aveyron a condamné Alexandre Dainotti à 30 ans de prison pour l'assassinat de Pascal Filoé, ainsi qu'à une période de sûreté de 20 ans.

Il y avait beaucoup d'émotion à la levée de l'audience, vendredi en début d'après-midi, quelques minutes après la condamnation, par la cour d'assises de l'Aveyron, d'Alexandre Dainotti, pour l'assassinat, en 2018, de Pascal Filoé, directeur adjoint à la mairie de Rodez et chef de la police municipal.

Des anciens collègues très solidaires, une épouse en larmes et des enfants soulagés. Le fils de la victime essayant même un instant la robe de son avocat, Elian Gaudy, une forme de remerciement pour le travail et le soutien apporté par ce dernier.

"J'ai posé la boule que j’avais dans le ventre quand j'ai entendu coupable"

Dans la salle des pas perdus, à la sortie de l'audience, Florence Filoé s'est confiée sur ses sentiments. "Je suis soulagée, a-t-elle lancé. J'ai posé la boule que j’avais dans le ventre quand j'ai entendu coupable. Le verdict me va très bien. La première chose que ma fille m'a dite, c'est : "On va pouvoir reprendre nos vies". Elles étaient en suspens depuis deux ans. Maintenant, je retrouve mon  souffle. Cela fait deux ans que j'étais en apnée."

L'épouse de la victime, très digne pendant toute la durée du procès, a également souligné la "très belle plaidoirie" de Maïlys Larmet, l'avocate de la défense et lui a d'ailleurs dit dans un échange touchant, à la sortie de l'audience. Florence Filoé, qui s'attend à un procès en appel (Dainotti a dix jours pour se décider), a également fait preuve de résilience. "Je repense à ce que ma fille m'a dit, a-t-elle expliqué. Il n'a jamais connu l'amour. Oui, il n'a pas eu de chance. Il n'a pas eu une enfance heureuse, et l'enfance, c'est la base de tout. J'espère que ces vingt ans sûreté lui permettront de redevenir un adulte. J'ai encore espoir qu'il puisse apprendre les choses de la vie. Je suis optimiste, j'ai encore espoir qu'il réfléchisse à son geste. Aujourd'hui, il n'a pas de remords. Il a vingt ans, peut-être trente, pour réfléchir."

Pas de décision sur un appel

Du côté de la défense, Maïlys Larmet, avocate du barreau d'Aix-en-Provence, saisie du dossier juste avant les fêtes de fin d'année, n'avait pas eu beaucoup de temps pour travailler le dossier. Et sa plaidoirie n'aura pas poussé le jury à réduire la peine par rapport aux réquisitions de l'avocat général.

Mais elle aura été aux côtés de son client, bien seul dans son box des accusés, jusqu'au bout. "Le verdict était prévisible, concédait-elle à la sortie de l'audience. Il aurait pu être autre, peut-être même pire. À sa sortie de la salle, il n'avait pas compris les 30 ans. Il pensait que c'était la perpétuité. Il va lui falloir un peu de temps pour qu'il comprenne."

Et décider s'il fera ou non appel.  Si c'est le cas, ce sera a priori sans Maïlys Larmet, qui a annoncé à son client qu'elle ne le défendrait pas si c'est le cas.

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Les commentaires (1)
Aquoibon Il y a 1 mois Le 16/01/2021 à 15:00

Soutien à la famille restée digne jusqu'au bout ; il n'empêche que les SDF avec des molosses non-tenus en laisse sont encore légion dans Rodez ; qui va oser s'en occuper ?