Football : l'aventure d'Onet en Coupe de France, vue de l'intérieur

  • Les Castonétois nous ont ouvert portes et… fenêtres  ce week-end à Tarbes.
    Les Castonétois nous ont ouvert portes et… fenêtres ce week-end à Tarbes. MN
  • Tests antigéniques pour tout le monde dimanche matin et bizutage en chanson la veille pour certains.
    Tests antigéniques pour tout le monde dimanche matin et bizutage en chanson la veille pour certains. MN
  • Onet, vue intérieure
    Onet, vue intérieure
Publié le , mis à jour

De samedi 14 h à dimanche 18 h, plongée dans ce qui a fait le succès d’Onet à Tarbes (5-2) en Coupe. Une immersion révélatrice de la force d’un groupe qui s’est donné les moyens d’atteindre le 7e tour pour la 4e fois de l’histoire du club.

Du départ du siège samedi au retour le lendemain tout pile avant le couvre-feu : le club castonétois a fait de nous un de ses membres à part entière afin de vivre avec lui ce mémorable week-end de Coupe, ponctué par une grosse performance et un billet pour le 7e tour. Et en 28 heures, il s’en est passé des choses…

Muscu avec un minibus, repas XXL pour les rugbymen

Emmenés par trois minibus pilotés par le coach Yoan Boscus et ses deux adjoints, nous avons commencé par nous tromper d’hôtel à notre arrivée au pied des Pyrénées, avant que l’un des trois pilotes ne soit un peu long en se garant, embourbant les roues avant du véhicule dans la pelouse détrempée. Une dizaine à pousser et le minibus était à nouveau sur le bitume. L’histoire commençait bien.

L’entraîneur castonétois aura effectué deux causeries à ses joueurs durant le week-end. Une samedi soir un peu après l’arrivée dans la salle principale de l’hôtel. Et une autre avant l’échauffement, dimanche au stade. Déterminantes. Elles l’ont été à coup sûr. Lors de la première, Yoan Boscus montre tout ce qui a fonctionné lors d’une première mi-temps référence face à Béziers, évoluant deux divisions au-dessus, et éliminé (2-2, 4-1 tab) lors du tour précédent. Toujours en valorisant ses poulains.

Une fois terminée, ça sent le bizutage. "Il y en a qui doivent chanter", annonce quelques joueurs. Hugo Bonnefous, pas loin de nous, lance aussi : ""Centre Presse, tu vas chanter !"" Pas rassuré alors, mais heureusement personne ne relève. Deux jeunes du groupe sont, eux, invités à pousser la chansonnette, Sylvain Mellé et Albin Peci. Le premier se risque à du Joe Dassin avec réussite. Le second se lance dans un rap approximatif plongeant l’assistance dans le fou rire.

Il est l’heure du plateau-repas que chacun doit emporter dans sa chambre. Impossible de manger ensemble. Maudit Covid. Une petite portion de parmentier de canard et une tarte aux pommes viennent alors de rassasier nos footballeurs… Mais pas les rugbymen de Bourgoin-Jallieu qui logent dans le même hôtel avant d’affronter, eux aussi, Tarbes, en Fédérale 1 élite le lendemain. En fumant une cigarette avec Rémi Fabié, l’adjoint, nous commençons à apercevoir une livraison de repas sur le parking. Deux joueurs du ballon ovale sont là. Puis toutes les cinq minutes, les livraisons défilent. Nous en verrons passer une bonne quinzaine par petits groupes pendant vingt minutes allant récupérer leurs repas supplémentaires. Que du gastronomique… Avant que l’un d’eux nous lance jovialement : " Ce plateau-repas, il n’était pas épais."

Quelques instants plus tard, nous croisons le coach Boscus revenant d’une chambre de joueurs. Il en avait pris vingt pour se prémunir de toute éventualité et devait donc en écarter quatre. C’était convenu, mais il confie : "C’est le moment le moins agréable, c’est toujours difficile." Puis regagne sa chambre afin de préparer la deuxième causerie du lendemain. La nuit sera calme pour les banlieusards ruthénois… Moins pour les rugbymen. Yoan Boscus nous soufflera être resté jusqu’au alentour de minuit à peaufiner les derniers détails de ce si singulier tour de Dame Coupe.

Jour de match. Chacun prend son petit-déjeuner, toujours en chambre, avant d’aller passer les tests antigéniques obligatoires dans une pharmacie tarbaise. Nous sommes à l’heure convenue. Rejoints par le président, un dirigeant et le gardien remplaçant du club partis très tôt le matin même. Il pleut, tout le monde attend devant la pharmacie que les locaux en terminent. 9 h 40, 45, 50. Boscus s’impatiente, la rencontre ayant lieu à 12 h. Finalement, l’entrée se libère et c’est enfin à notre tour. Les choses vont vite et vingt minutes plus tard, l’ensemble de la délégation peut prendre le chemin du stade. Aucun test positif, pour les deux équipes.

Reconnaissance du terrain, musique dans le vestiaire, et deuxième causerie avant que les acteurs ne se changent pour rejoindre l’échauffement. Lors de cette dernière prise de parole, le coach félicite ses ouailles pour l’investissement mis depuis dix jours, les valorise sur leur qualité. "Est-ce que Tarbes s’est entraîné trois fois à 6 h 30 du matin ? Ont-ils fait sept entraînements depuis dix jours ? Je peux vous répondre tout de suite : non. Enlever ce complexe d’infériorité ; à un moment donné, faut regarder ce qu’on présente sur le papier, les qualités que l’on a les gars. Apprécions-nous à notre juste valeur " harangue-t-il.

Chaque joueur sait ce qu’il a à faire. Il leur décrit comment les Tarbais vont jouer. Les joueurs ont désormais toutes les clés. Et le coach de terminer : "Nous avons l’opportunité de nous qualifier, vous êtes dans les meilleures conditions possible. Bon match à vous."

"C’est une manita les gars, mettez la main entière"

La suite, on la connaît. 105 minutes plus tard, la jeune génération a rejoint ses trois devancières ayant atteint le 7e tour avec une victoire probante. Dans les vestiaires, c’est l’euphorie. Le jeune Sylvain Mellé, non retenu, lance la chanson de victoire. Preuve, s’il le fallait, de la cohésion régnant dans ce groupe qui vit, s’entend, se branche. Les joueurs nous demandent de saisir le moment en photo. "C’est une manita les gars, mettez la main entière ", lancent euphorique certains. Puis le vestiaire explose. Et c’est déjà l’heure du retour effectué d’un trait. Nous sommes de retour au siège, 28 heures après. La plupart des joueurs, couvre-feu oblige, regagne leur domicile. Sachant qu’une nouvelle mission les attend dès ce dimanche, probablement dès 14 h, à Fabrègues pour le 7e tour.

Mickaël Nicolas
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