Rodez : les Amis voyageurs veulent reprendre les valises

  • Gaby pagès et Fernand Juillaguet entourés de leurs amis, en Colombie.
    Gaby pagès et Fernand Juillaguet entourés de leurs amis, en Colombie. Repro archives
Publié le

Le dernier périple réalisé par l’association des Amis voyageurs date de décembre 2019. Depuis, la pandémie sanitaire a empêché les adhérents de se projeter. Aujourd’hui, de nouvelles pistes se dessinent et l’espoir de bourlinguer fait à nouveau rêver…

Cela fait trop longtemps, trop longtemps que les Amis voyageurs n’ont pas repris les valises, vers des destinations lointaines.

Régulièrement, les adhérents relancent gentiment le président, Gaby Pagès. Le créateur des Amis voyageurs ronge son frein, lui également, face à la pandémie.

Alors en attendant, il fait des recherches auprès des opérateurs. "Toute la question est de savoir comment partir en sécurité vis-à-vis du Covid-19, tout en se dépaysant ? C’est une équation difficile à résoudre", admet-il. Les voyagistes lui ont donc proposé de rester sur le territoire français, tout en profitant des paysages sublimes, et sous des climats cléments.

"On ne peut pas faire rêver les gens coûte que coûte, en prenant des risques. C’est pourquoi, nous allons voir du côté de la Martinique ou de La Réunion. Ce sont des régions peu impactant. D’autant moins que l’on voyagerait avec Air France. La compagnie peut être réactive, au cas où…", explique le président.

Partir en sécurité

Cela reste tout de même un vrai casse-tête de faire voyager des personnes, jugées à risque. L’âge et les maladies potentielles des uns et des autres n’arrangent pas les choses. Mais, l’envie de partir (en sécurité), reste plus forte que tout. C’est pourquoi, tout en recherchant des destinations "tranquilles", l’association se prépare déjà à l’après.

"Nous regardons du côté de la Namibie. Nous n’avons pas d’escale et sur place, nous serons accueillis dans de grands lodges. Il y a donc la distanciation sanitaire nécessaire", tente de se convaincre Gaby Pagès. S’il joue la sécurité à tout prix, il ne peut s’empêcher d’aller regarder vers les horizons encore plus lointains.

Dans l’espoir où le Covid-19 laisse place à une vie normale, il se reprend à repenser à des excusions, dont les adhérents avaient rêvé, dans le monde d’avant.

L’Afrique noire, Taïwan, Dubaï…

Dans ce monde sans pandémie, ils avaient demandé d’explorer le Vietnam ou Taïwan, en passant par Dubaï. "On pourrait faire une halte à Dubaï, tout en ne prenant pas de risque. C’est un pays qui a été relativement épargné", souligne Gaby Pagès, avant de retomber sur terre.

" En l’état actuel de la situation, on peut imaginer pouvoir organiser à l’automne prochain un circuit de dix jours sur La Réunion. On peut jouer les prolongations de cinq à huit jours, soit pour faire du balnéaire sur les lagons et la barrière de corail, ou pour les plus courageux de la randonnée. Pouvoir marcher dans les superbes cirques de Maphate, Salazi ou Cilaos, pour enfin satisfaire les plus exigeants, serait vraiment une bonne chose ", se projette le président.

Gaby Pagès ne manque pas d’idées donc, mais le Covid-19 freine tout, c’est certain. Une situation qui fait dire au président des Amis voyageurs, qu’il "faudra certainement dans le temps, un passeport sanitaire. On fait déjà des vaccins obligatoires pour entrer dans certains pays. Pourquoi pas pour le Covid-19 ? ".

Salima Ouirni
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?