Ségur de la santé en Aveyron : moins d'oubliés mais toujours beaucoup d'exclus pour la CGT

  • "Une victoire, mais de la colère pour ceux qui deviennent des exclus du Ségur", soulignent les militants.
    "Une victoire, mais de la colère pour ceux qui deviennent des exclus du Ségur", soulignent les militants. Centre Presse
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L'élargissement des critères d'attribution des 183 euros nets mensuels du Ségur de la santé bénéficiera dans l'Aveyron à une vingtaine de salariés. À l'image de son représentant santé action sociale, la CGT oscille entre "victoire et colère".

"Pour une fois, nous ne serons pas dans la revendication mais pour mettre en avant une victoire pour certains personnels de santé". Ce jeudi 11 février autour de Pascal Mazet, élu CGT "santé action sociale", plusieurs militants et salariés étaient réunis pour évoquer la récente avancée qui a permis de rebattre les cartes à la faveur des négociations menées au niveau national dans le cadre de la mission Fourcade.

Sur 40000 personnels éligibles à travers le pays, 3000 pourront désormais bénéficier de la prime Ségur (183 euros nets mensuels). Ils sont une vingtaine dans l'Aveyron, précisément à la MAS (Maison d'accueil spécialisée) de Decazeville et au SSIAD (Services de soins infirmiers à domicile) de Capedenac, deux établissements en grève depuis le mois de novembre. "La lutte paie, elles n'ont rien lâché", souligne Pascal Mazet qui évoque comme autre levier les trois journées d'action départementales menées autour du Ségur. 

"Une victoire, mais de la colère pour ceux qui deviennent des exclus du Ségur", souligne le syndicaliste. À ce jour, les salariés de la majorité des Ehpad, services de soins infirmiers (comme l'Udsma), les aides à domiciles ou employés du Centre départemental pour déficients sensoriels de Rodez, notamment, ne sont pas éligibles à cette prime. De nature, pour la CGT, à créer des disparités salariales de l'ordre de 400 à 500 euros pour un emploi identique entre secteurs privé et public, "vidant" le premier pour garnir le second, mieux disant. 

Un motif de satisfaction pouvant en cacher un autre, la CGT s'est félicitée de l'adhésion des élus aveyronnais, à qui une motion de soutien à la mobilisation des soignants a été soumise au début du mois de novembre. Les communes sont déjà une trentaine à avoir officiellement signé ce document, ainsi que 44 des 46 conseillers départementaux. Deux, donc, ont fait le choix de s'abstenir : les députés "En Marche" Stéphane Mazars et Anne Blanc.

Xavier Buisson
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