Millau : le sous-préfet Patrick Bernié, de la Cité du gant à l’île de Beauté

  • À 61  ans, Patrick Bernié découvrira sa quatrième sous-préfecture. À 61  ans, Patrick Bernié découvrira sa quatrième sous-préfecture.
    À 61 ans, Patrick Bernié découvrira sa quatrième sous-préfecture. L. B. - LOIC BAILLES
Publié le , mis à jour

Sa nomination a été annoncée dans le Journal Officiel de jeudi dernier : Patrick Bernié va prendre ses fonctions de "sous-préfet à la relance auprès du préfet de Corse", à Ajaccio, dès le 1er mars. En attendant de "découvrir un territoire qu’il ne connaît pas", "l’humaniste qui se cache derrière la figure d’autorité" se tourne une dernière fois vers ces trois dernières années.
 

Quel a été votre première impression en débarquant à Millau ?

Je suis arrivé avec une vision d’Aveyronnais du Nord de par mes anciennes fonctions (lire ci-contre). J’ai été marqué par la singularité de ce territoire et sa mentalité différente. J’ai très vite été mis dans le bain puisqu’après 15 jours de prise de fonction, j’ai fait le médiateur dans un conflit à La Poste. On a commencé la médiation à 9 heures jusqu’à 5 heures le lendemain avec certains syndicalistes qui voulaient dormir à même le sol. Après tout ce temps, je me devais de réussir cette mission et la satisfaction de rétablir la cohésion n’a été que plus belle.

Quelles relations entreteniez-vous avec les élus locaux ?

Elles étaient bonnes. Il suffisait d’avoir une discussion franche pour qu’une relation de confiance mutuelle s’installe. Représentant l’État, j’étais l’appui financier des collectivités. En 2020, 4,4 M€ de dotation d’équipement des territoires ruraux ont contribué à la rénovation des locaux, de la voirie et permis le maintien des services, essentiels à l’attractivité du territoire. Je partais du principe qu’il n’y a pas de petites communes pour servir tout le monde. 80 % des demandes ont été satisfaites en 2020.

Justement, vous vous êtes heurté à cette question de l’attractivité. Que retenez-vous ?

Je suis encore pour quelques jours le référent de l’opération Action Cœur de ville. Les politiques locales doivent accompagner les territoires ruraux. Emmené à rencontrer des chefs d’entreprises dynamiques, beaucoup sont confrontés au déficit de main-d’œuvre. Au-delà d’avoir du mal à attirer de nouvelles populations, il s’agit aussi de promouvoir ces métiers dès le collège.

Vous achevez cet exercice avec une crise sans précédent….

C’est une crise sanitaire inédite. Elle m’a heurté au premier confinement quand je rentrais d’une réunion de Rodez où j’ai croisé trois véhicules. C’est l’impression étrange d’une vie arrêtée. J’organisais, une fois par semaine, des visios avec les présidents des communautés de communes où nous mettions sur pied une stratégie de distribution de masques, la protection des personnes âgées, le devenir des entreprises et supermarchés. Puis dans un second temps, la réouverture des marchés, des classes, des services publics, avec le respect des gestes barrières. J’ai parfois tapé du poing sur la table, notamment avec des bistrotiers, car je ne voulais pas être celui qui annoncerait une fermeture administrative. Je quitte mes fonctions sud-aveyronnaises avec tristesse et un certain pincement au cœur. Découvrir une nouvelle mission est aussi un bon moyen de se remettre en question.

JDM
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