Vaccinations : 23 111 injections pour 5 820 Aveyronnais définitivement protégés

  • L’ARS entend continuer à vacciner les plus de 75 ans en recensant les personnes isolées ou ne pouvant pas aller sur les centres. L’ARS entend continuer à vacciner les plus de 75 ans en recensant les personnes isolées ou ne pouvant pas aller sur les centres.
    L’ARS entend continuer à vacciner les plus de 75 ans en recensant les personnes isolées ou ne pouvant pas aller sur les centres. CP - Archives
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La campagne de vaccination va bon train dans le département avec un total de 23 111 injections réalisées à ce jour. Vaccination par les médecins, nouveaux créneaux, création de nouveaux centres… Point d’étape et perspectives avec la délégation aveyronnaise de l’Agence régionale de santé.
 

Injections, tests, taux d’incidence : la situation actuelle

À ce jour, 23 111 injections ont été réalisées au total dans le département. Elles concernent 5 820 personnes vaccinées deux fois et 17 291 n’ayant reçu que la première dose. Chez les aînés, 6 652 injections ont eu lieu en Ehpad et 223 en USLD pour un total de 6 875 injections.
La cadence hebdomadaire de test reste élevée avec 8 475 dans l’Aveyron entre les 9 et 15 février, dont près 2 200 antigéniques. Le laboratoire LxBio est désormais capable de criblage, c’est-à-dire qu’il peut déterminer la présence de variant en cas de test positif.
Au 14 février, le taux d’incidence était de 129 cas pour 100 000 habitants contre 190 au niveau national. Comme le précisait par ailleurs hier la préfecture, le taux de positivité des tests est de 4,14 % dans le département où le couvre-feu est « plutôt bien respecté » selon la préfète Valérie Michel - Moreaux, qui affirme dans le même temps que les forces de sécurité continueront à faire preuve de vigilance.

Centres de vaccination : de nouveaux créneaux

L’Agence régionale de santé en dira davantage lundi, mais il est acquis que de nouveaux rendez-vous seront proposés pour le mois de mars dans les centres de vaccination de Rodez, Millau et Espalion.
Soumise à approvisionnement, la date de réouverture des rendez-vous pour les centres de Decazeville, Villefranche et Saint-Affrique n’est pour l’heure pas connue.
Un champ élargi en mars puis avril, « mois du changement »
Après l’arrivée des 50-64 ans malades ou fragilisés dans l’éligibilité à la vaccination, les personnes de 50 à 64 ans sans comorbidité prendront vraisemblablement le relais, selon l’Agence régionale de santé.
L’ARS entend continuer à vacciner les plus de 75 ans en recensant les personnes isolées ou ne pouvant pas aller sur les centres en délivrant des doses pour des vaccinations éphémères, dans des lieux de santé ou par le biais d’équipes mobiles. Ensuite s’ouvrira un accès aux 65-75 les moins fragiles.
Une convention liant ARS et Conseil départemental permettra prochainement d’envoyer des médecins de la PMI (Protection maternelle et infantile) ou des MDPH (Maison départementale des personnes handicapées pour vacciner des patients à haut risque dans des hôpitaux et résidences pour personnes âgées.
« Après, on va aller vers des masses de populations de plus en plus importantes, il faut les doses, le mois d’avril sera le mois du changement sur la massification de la vaccination », explique Benjamin Arnal, responsable de la délégation locale, alors que de grosses livraisons sont promises pour le mois d’avril.

Des centres de vaccination en ville ? Pas dans l’immédiat

Moins contraignant en termes de stockage, le vaccin AstraZeneca est arrivé et proposé aux professionnels de santé sur les centres de Rodez, Millau et plusieurs structures de santé.
À partir du 25 février, les médecins vont pouvoir commencer à vacciner avec ce produit les personnes entre 50 et 64 ans qui ont des comorbidités, dans leurs cabinets.
« On aura un réseau qui va aller en ville. Le besoin de créer des centres spécialement pour AstraZeneca est moins prégnant aujourd’hui. Quand on sera sur des grands volumes on se posera la question de créer des centres pérennes en plus de ceux qu’on a. Les centres actuels ne sont pas au maximum de leurs capacités, car on n’a pas un nombre de doses illimité », explique la délégation locale de l’ARS.

AstraZeneca : les professionnels «fortement encouragés»

Les effets secondaires parfois constatés chez ce « nouveau » vaccin jouent en sa défaveur auprès des professionnels de santés qui sont prioritaires pour recevoir une injection. « C’est un vaccin qui a son autorisation de mise sur le marché, qui protège les gens. On encourage fortement les professionnels de santé à utiliser AstraZeneca car il y a un stock disponible », explique l’ARS. Médecins, infirmier, pompiers, aides à domicile, secrétaire Ehpad… de nombreux secteurs sont concernés, l’ARS insistant sur la nécessité que le plus grand nombre soit vacciné : « Une troisième vague épidémique peut survenir dans les semaines qui viennent, il faut le prendre en compte », poursuit le responsable de l’Agence régionale de santé.
 

Xavier Buisson
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