Une corde de plus à l’arc de la chambre de métiers de l'Aveyron

  • Alain Picasso (à gauche) et Jean-Michel Orlhac. Alain Picasso (à gauche) et Jean-Michel Orlhac.
    Alain Picasso (à gauche) et Jean-Michel Orlhac. CP
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Vingt-quatre jeunes ont bénéficié d’un accompagnement pour réaliser un CV vidéo, prendre confiance en eux et acquérir toutes les clés nécessaires à une bonne insertion dans le milieu professionnel.

Parce que le fond, aussi qualitatif soit-il, peut ne pas être totalement suffisant, la Chambre de métiers et de l’artisanat, en partenariat avec Face Aveyron-Tarn, a fait le choix, cette année, de mettre l’accent sur la forme auprès des jeunes de la prépa apprentissage, en les aidant notamment à réaliser un CV vidéo pour se valoriser auprès de futurs employeurs, maîtres de stage ou d’apprentissage, et, plus globalement, à acquérir et maîtriser les codes du monde du travail.

Intitulé "Cap’prentissage", ce dispositif a permis à vingt-quatre d’entre eux, âgés de 15 à 22 ans, de bénéficier de conseils de la part de trois professionnels : Tin Kojic pour la gestuelle et la posture, Amanda Condamin pour la communication verbale et non-verbale, et Christophe Dorion pour la capacité à s’exprimer face à la caméra.

"Ce fut un moment privilégié puisque cette équipe s’est consacrée à eux pendant une journée, s’est félicité Alain Picasso, coprésident, avec Nicolas Barthez, de Face Aveyron-Tarn, club d’entreprises engagées dans la lutte contre l’exclusion et les discriminations en faveur des populations les plus vulnérables du territoire. L’enjeu, aujourd’hui, est de les accompagner, surtout dans le contexte social très particulier que l’on connaît du fait de la crise sanitaire, avec le risque de casse qu’il peut y avoir les concernant. Dans cette optique, pour un jeune qui a une histoire un peu particulière, avoir un CV vidéo plutôt que papier est mieux. C’est notamment exploitable sur les réseaux sociaux."

"Il y avait deux axes de travail : individuel et sociétal, a expliqué Amanda Condamin. Il fallait mettre ces jeunes en confiance, surtout par rapport à leur choix d’effectuer un travail manuel, ce qui suscite du doute étant donné que ces métiers sont peu valorisés ou considérés comme un choix par défaut. Après, il y avait un aspect lié à l’éducation, à ce que l’on doit faire ou pas sur le plan comportemental ; la politesse, l’attitude verbale et non-verbale. Bon nombre d’entre eux n’ont pas les codes."

À l’heure du bilan, le sentiment partagé par les différents acteurs du dispositif (qui devrait être étendu au Tarn mais également à d’autres départements étant donné que l’Aveyron servait de "test") était donc favorable.

"Lorsque les responsables de Face sont venus me présenter ce projet, je me suis dit qu’il collait parfaitement à l’esprit de la prépa apprentissage, a confié Jean-Michel Orlhac, directeur du campus de la Chambre de métiers et de l’artisanat. Les jeunes de deux dispositifs y ont participé. Pour ceux du programme "35 heures", à qui il ne manque, entre guillemets, que la signature d’un contrat, il s’agissait de réaliser le CV vidéo. Pour ceux du programme "120 heures", qui sont en recherche d’orientation et ont besoin d’être accompagnés, le but était de leur donner confiance. Maintenant, il nous reste à définir le programme de cette journée de formation pour ceux du programme "420 heures", qui sont des jeunes en difficulté ou des mineurs isolés."

Romain Gruffaz
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