Les anticorps monoclonaux, "traitement contre le Covid", dans l'Aveyron dès le 15 mars

  • L'ensemble des établissements hospitaliers bénéficiera du traitement, dans de faibles volumes pour commencer.
    L'ensemble des établissements hospitaliers bénéficiera du traitement, dans de faibles volumes pour commencer. Archives CP
Publié le

Ce nouveau traitement, à destination des patients susceptibles de développer des formes graves de Covid-19, "empêche la pénétration du virus dans les cellules et ainsi, en luttant contre sa réplication, pourrait neutraliser le virus à la phase précoce de l’infection", explique le ministère de la Santé. L'ensemble des établissements hospitaliers en bénéficiera, dans de faibles volumes pour commencer.

La nouvelle est tombée ce vendredi au centre hospitalier Jacques-Puel de Rodez : l'établissement recevra le 15 mars des doses d'anticorps monoclonaux, au même titre que "l'ensemble des établissements supports de Groupements hospitaliers de territoire", comme l'explique le directeur adjoint Olivier Pontiès.

Les premières livraisons ne concerneront, la semaine prochaine, que quatre établissements en Occitanie pour un total de 4200 doses pour la France. Jeudi 25 février, Olivier Véran expliquait que "80 centres hospitaliers" en avaient été destinataires, pour "des patients âgés de 80 ans et affectés par des troubles de l'immunité".

"La bonne nouvelle, c''est que le 15 mars, nous devrions en recevoir", reprend le directeur adjoint qui voit en ce traitement "le seul reconnu, pour l'heure, contre le coronavirus. Ce médicament empêche la pénétration du virus dans les cellules. Il ne rentre pas, cela limite sa réplication à l'intérieur du corps et finit par le neutraliser." 

L'administration des anticorps monoclonaux doit avoir lieu dans les 5 jours suivant l'apparition des premiers symptômes. Du fait des faibles volumes attendus dans un premier temps, ce sont "vraisemblablement les personnes à risque qui en bénéficieront", explique Olivier Pontiès. Si les volumes le permettent, les personnes non hospitalisées pour le covid et à un stade précoce de la maladie en bénéficieront. Il conviendra alors pour elles de contacter leur médecin généraliste qui les orientera vers un lieu d'administration.

Le traitement, dont le prix des doses peut varier de 1000 à 2000 euros, est administré par perfusion intraveineuse pendant une durée de 15 à 60 minutes. Suit une période de surveillance d'une heure pour surveiller d'éventuelles réactions.

X.B.
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?