Lutte contre la maladie de Lyme: "bilan décevant", juge un rapport

  • Le premier plan de lutte contre la maladie de Lyme, lancé en 2016, laisse un "bilan décevant".
    Le premier plan de lutte contre la maladie de Lyme, lancé en 2016, laisse un "bilan décevant". Sharomka / Shutterstock.com
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(AFP) - Le premier plan de lutte contre la maladie de Lyme, lancé en 2016, laisse un "bilan décevant", selon un rapport parlementaire publié mercredi, qui réclame "une adaptation" de son contenu et davantage de "moyens".

Le financement de la lutte contre cette maladie, causée par une bactérie et transmise par les morsures de tiques, n'est que "partiellement identifiable" et se caractérise par "un effort de recherche très modeste" et "insuffisamment coordonné", conclut ce rapport de la députée LR Véronique Louwagie.

Le "plan Lyme", annoncé en septembre 2016 par l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine, visait à améliorer le diagnostic et la prise en charge de cette pathologie. Il s'agissait notamment d'apaiser la controverse entre certains médecins et certaines associations de patients sur la réalité de la forme chronique de la maladie.

"Ce bilan ne traite pas de la prise en charge des patients", précise le rapport, qui rappelle qu'une autre mission d'information, à la commission des affaires sociales de l'Assemblée, "travaille actuellement sur ce sujet".

Parmi les "premiers pas positifs" permis par ce plan, Véronique Louwagie identifie des "progrès en matière de surveillance" des populations de tiques et des "avancées en matière de sensibilisation du grand public" et des professionnels, avec notamment la pose de panneaux d'information aux entrées des forêts.

Mais elle déplore "d'importants points de crispation" autour de la gouvernance du plan et "une recherche en échec", avec un budget "très modeste" (moins de 1,5 million d'euros par an), un effort de recherche "déséquilibré" (peu orienté vers la santé humaine et les sciences sociales) et "insuffisamment coordonné".

Jugeant qu'une "relance" du plan Lyme est "nécessaire", le rapport propose d'"engager un second plan national (...) sans attendre la fin de la crise sanitaire" liée au Covid-19, "dans le but d'améliorer durablement la situation des malades", et d'en confier le pilotage à la nouvelle agence de recherche ANRS-Maladies infectieuses émergentes.

Il suggère aussi d'expérimenter "une déclaration obligatoire de la maladie" pour mieux connaître son ampleur et de "relever à 5 millions d'euros le budget annuel de la recherche" contre cette maladie, dont 50.133 nouveaux cas ont été répertoriés en 2019, contre 29.072 en 2009.

Relaxnews
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