Superaliments, vraiment ?

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    Superaliments, vraiment ?
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Ils peuplent les rayons des parapharmacies et des supermarchés bio depuis déjà quelques années. Mais que valent réellement les "superaliments", ou supposés comme tels ? Dans son hors-série consacré à la santé dans l'assiette, le magazine 60 millions de consommateurs s'est penché sur la question.

Saupoudrer sa salade de spiruline ou agrémenter son yaourt de baies de goji, c’est devenu un geste quotidien pour de nombreux Français à la recherche de solutions pour mieux manger et se protéger contre le vieillissement, voire certaines maladies. Car c’est ce que vantent les promoteurs de ces " superaliments " : riches en vitamines et antioxydants, ces compléments alimentaires sont parés de toutes les vertus.

Problème : " ces allégations ne reposent sur aucune donnée scientifiquement établie ", explique la nutritionniste-diététicienne Florence Foucaut dans le dernier hors-série de 60 millions de consommateurs consacré à la santé dans l’assiette. Pour elle, " il n’y a pas de superaliment. Chaque aliment a ses qualités, et c’est cela qui nous permet d’avoir une alimentation diversifiée ".

Spiruline et curcuma

Pourquoi ces algues, épices, graines ou racines sont-ils alors si prisés ? Parce qu’il est vrai que certains présentent des teneurs exceptionnelles, en vitamine C par exemple. C’est le cas de l’acérola " avec ses 2850 mg de vitamine C aux 100 g ", rappelle le magazine. Sauf que l’apport nutritionnel recommandé quotidien pour un adulte est de 110 mg. Inutile donc d’en consommer plus que nécessaire.

Concernant la spiruline, adoptée par de nombreux sportifs et adeptes du régime végétalien pour ses apports en protéines et en vitamine B12 (qui contribue au renouvellement des globules rouges et au fonctionnement cérébral), la nutritionniste-diététicienne rappelle que " l’organisme ne peut absorber que la vitamine B12 d’origine animale ". L’algue a d’ailleurs fait l’objet d’un avis de l’Anses, en 2017 : outre le fait qu’elle ne constitue pas une source fiable de vitamine B12 pour les populations végétaliennes, elle peut également " être contaminée par des cyanotoxines, des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic) ".

Plus récemment, en avril 2020, c’est le curcuma (auquel on prête des vertus anti-inflammatoires) qui a fait l’objet d’une mise en garde de l’Anses : elle fait partie des plantes " susceptibles de perturber les défenses naturelles de l’organisme utiles pour lutter contre les infections et, en particulier, contre la Covid-19 ". Sa consommation doit donc être suspendue, dès l’apparition des premiers symptômes de la maladie, recommande l’Anses. On ne le répétera donc jamais assez : ce n’est pas parce qu’ils sont naturels que ces aliments sont sans danger. Prenez conseil auprès de votre médecin, particulièrement si vous êtes sous traitement.

Destination Santé
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