Un an de Covid : une qualité de sommeil dégradée

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    Un an de Covid : une qualité de sommeil dégradée
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Cela fait un an qu'elle est entrée dans nos vies et qu'elle perturbe nos nuits. Selon un sondage Opinionway pour l'Institut national du sommeil et de la vigilance et la MGEN à l'occasion de la 21e journée mondiale du sommeil, la crise sanitaire continue d'impacter la qualité du sommeil des Français.

A l’issue du premier confinement, 66% des personnes interrogées par Santé publique France dans le cadre de son enquête CoviPrev faisaient état d’un sommeil perturbé. En temps normal, cette proportion s’élève à environ 41%, précise de son côté l’Institut national du sommeil et de la vigilance. Pendant le deuxième confinement, de début novembre à mi-décembre 2020, elle atteignait 45%. Soit des niveaux proches de la norme et une amélioration très nette par rapport au confinement du printemps.

Autres enseignements de ce sondage : pendant le deuxième confinement, l’heure de coucher (aux alentours de de 23h20 en semaine), la durée d’endormissement (30 minutes), l’heure de réveil (aux alentours de 7h) et le temps de sommeil (environ 7 heures en semaine, 8 heures le week-end) étaient eux aussi quasiment similaires aux chiffres que l’on observe en temps normal. Ils sont en tout cas bien plus rassurants que ceux qui avaient été relevés pendant le premier confinement. Vraiment ?

Troubles anxieux et dépressifs

Pas si l’on s’intéresse à la qualité du sommeil. 26% des personnes ont ainsi fait état d’une moins bonne qualité de leur sommeil entre début novembre et mi-décembre. Une proportion qui monte à 39% chez les 18-24 ans. Le réveil nocturne est l’un des indicateurs qui témoignent de la dégradation de la qualité du sommeil : en temps normal, il concerne 64% des Français, qui se réveillent en moyenne deux fois pour une durée de 27 minutes. Pendant le deuxième confinement, 70% des personnes interrogées ont déclaré s’être réveillées en moyenne deux fois pour une durée de 33 minutes.

Qui dit troubles du sommeil dit aussi, souvent, troubles anxieux et dépressifs. Cela se vérifie particulièrement chez les jeunes adultes, souvent obligés de suivre leurs cours à distance lorsqu’ils sont étudiants, dans des conditions matérielles parfois compliquées. Ainsi, 41% des 18-24 ans ont rapporté des troubles anxieux pendant le deuxième confinement, et 40% des troubles dépressifs. Une tendance qui reste stable depuis le premier confinement.

A savoir : Pour savoir comment retrouver un sommeil réparateur, rendez-vous ici.

*Questionnaire auto-administré en ligne du 8 au 15 janvier auprès de 1010 personnes âgées de 18 à 65 ans, représentatifs de la population métropolitaine

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