Thomas Filhol : "Je craque, pardon je fonds, pour les ris d’agneau !"

  • Originaire de Rodez, Thomas Filhol est installé à Paris mais il n’est pas prêt d’oublier la fête des estivants à Arvieu.	DR
    Originaire de Rodez, Thomas Filhol est installé à Paris mais il n’est pas prêt d’oublier la fête des estivants à Arvieu. DR
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Ruthénois d’origine, ayant soufflé vendredi les quarante bougies sur le gâteau d’anniversaire, Thomas Filhol, installé à Paris, est le fondateur, en 2016, et le gérant de Sportune, un site internet "qui parle de l’économie du sport". S’il a pris cette crise liée au coronavirus "plutôt avec philosophie", il n’est pas prêt d’oublier le millésime 2020. "En dépit du contexte, le site Sportune a battu un record d’audience avec 14,5 millions de visites l’an passé. Et encore un autre en ce mois de février avec 1,2 million de visites, se réjouit-il. Dans les prochaines semaines, sortira une nouvelle version du site, plus light, mais pas moins riche d’informations". Il travaille aussi, en collaboration avec le SportBusiness.Club et le cabinet NPA conseil, sur "la production d’un dossier complet, en 80 pages, sur l’état des lieux du sport business en France" depuis la crise sanitaire. Thomas Filhol détaille : "C’est un outil que l’on voudra référent, avec une masse énorme de données, et plusieurs thématiques". Et de conclure : "Si le timing l’autorise, sera créée dans l’année une chaîne Twitch".

Un lieu emblématique

Le stade Paul-Lignon à Rodez. Parce que j’y ai des souvenirs personnels autant que professionnels. Et que, à une époque c’était un peu mon cadre de travail, avec vue plongeante sur la cathédrale Notre-Dame. Un régal. Je n’y suis, par contre, pas retourné depuis que le stade a été modernisé.

Un souvenir fort

Pfiouuuuu ! J’en ai tellement. Mais, à n’en retenir qu’un seul, je choisis la victoire de l’équipe de France de football au Mondial en 1998. Et la folie, ce soir-là, sur la place d’Armes à Rodez. J’approchais de ma majorité, le bel âge pour en profiter et vivre un moment totalement dingue. Remarquez que, avec l’Euro 2000, c’était pas mal aussi !

Un rituel, une habitude, quand vous êtes en Aveyron

Pas vraiment d’habitude précise, hormis de retrouver ma famille et mes amis. Et de décompresser.

Une conviction

Ce n’est pas la mienne, mais j’avoue qu’elle m’a toujours fait rire. J’étais alors correspondant au quotidien Midi Libre, je rentrais d’un match frustrant, à couvrir sur Millau, et quelqu’un me sort, amusé : "Méfie-toi du feu, de l’eau et des gens de Millau". "Proverbe ruthénois", ajouta-t-il. J’aime aussi l’Aveyron pour ça, les "guéguerres" de clocher parfois séculaires, que nos aînés aiment à entretenir.

La carte postale idéale

Le plateau de l’Aubrac quand il est bien enneigé. J’ai eu la chance, comme beaucoup dans le département, de découvrir les joies du ski à Laguiole et Brameloup. Quand, à l’époque, tout était ouvert, on y allait le week-end. C’était marquant de voir toutes les voitures se presser au même endroit à partir d’Espalion. Foutu changement climatique !..

Un personnage marquant

(Sans hésitation) Michel Poisson. Que j’ai découvert, quand j’étais gamin, entraîneur de feu le Surf, en Division 2 de football. Puis que j’ai eu comme professeur au lycée Monteil à Rodez. Et que j’ai suivi, enfin, quand, avec sa section football, il a disputé un championnat du monde académique. Jamais avare d’anecdote, c’est un personnage passionnant autant que passionné.

Un plat et/ou un vin pour lequel vous craquez

Les ris d’agneau. Je ne craque pas, je fonds. Les farçous aussi. Et j’ai toujours chez moi une boîte de tripous, que j’essaie vainement d’exporter sur Paris. Mais, à mon grand regret, je n’ai encore trouvé personne d’autre que des Aveyronnais pour apprécier.

Une anecdote

(Amusé) J’ai grandi à une époque où les renseignements téléphoniques existaient encore. En tapant en l’occurrence le 12. Du coup, j’ai longtemps cru que pour les joindre, il fallait composer le numéro du département concerné. Pour nous le 12, à Albi le 81, à Toulouse le 31...

Une fête de village

Incontestablement, la fête des estivants à Arvieu.Laquelle, à l’époque, je n’aurais manquée sous aucun prétexte. Je rigole de repenser à quelques soirées épiques et mémorables.

Un coup de cœur

Pour la journaliste villefranchoise Marie-Sophie Lacarrau. Parce qu’une Aveyronnaise à la tête du premier journal télévisé d’Europe (en l’occurrence celui de 13 heures sur TF1), c’est une sacrée performance et une belle réussite, dont le département peut se réjouir.

Pour retrouver Sportune.fr

Propos recueillis par Rui Dos Santos
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