Rodez : les riverains réclament l’ouverture du Carrefour Contact

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  • Les habitants du quartier de l’Amphithéâtre mobilisés pour l’ouverture de l’enseignede Carrefour Contact.
    Les habitants du quartier de l’Amphithéâtre mobilisés pour l’ouverture de l’enseignede Carrefour Contact. Centre Presse - Salima Ouirni
Publié le , mis à jour

Une pétition circule depuis mercredi dernier. Son but est de faire rouvrir le plus tôt possible le commerce de proximité. Le dossier est entre les mains des avocats.

  • L’enseigne Carrefour Contact, dans le quartier de l’Amphithéâtre, est fermée depuis le 10 janvier. Le faux plafond s’est effondré suite à des chutes de neige conséquentes.

"Cette fermeture entraîne un grave préjudice humain et écologique pour le quartier de l’Amphithéâtre", écrivent les auteurs d’une pétition qui commencent à circuler, depuis mercredi dernier.

Avec cette pétition, qui a recueilli 120 signatures dès la première heure de sa circulation, les habitants de l’Amphithéâtre veulent faire bouger le dossier.

"La fermeture du magasin renforce l’isolement des personnes âgées, en ces temps de pandémie", souligne Marie-Christine Augé, l’une des porte-parole des habitants. "Ce qui est intéressant, c’est de faire ses courses et qu’on nous livre directement chez nous. Ainsi, nous ne portons pas de poids et nous ne prenons pas nos voitures", ajoute de son côté Marguerite Boÿ, 76 ans, autre porte-parole.

Les pétitionnaires font les louanges des produits vendus par l’enseigne, pour mieux défendre son ouverture. "C’est un des rares magasins en ville où l’on trouve beaucoup de produits bio et des produits locaux. Le gérant a gardé l’esprit de la coopérative Entecor", souligne Marie-Christine Augé.

Les pétitionnaires ne sont pas avares de compliments sur le personnel du magasin, quant à sa "bienveillance pour aider et renseigner les clients". "Il y a un lien humain qu’on ne trouve pas dans d’autres grandes surfaces", ajoute Florent Chambretty.

"Quand il y a des étrangers, comme les Américains ou les Chinois qui viennent pour des compétitions, ils sont contents de trouver des produits locaux à acheter", fait remarquer Alain Lachard.

Et si les personnes âgées du quartier sont donc particulièrement mobilisées, pour cette réouverture, les jeunes du lycée Foch ne sont pas en reste.

"Quand c’était ouvert, on venait acheter un goûter ou des chips et on se retrouvait au jardin public pour passer un moment", ajoute une jeune fille. "Nous avons beaucoup de jeunes qui ont signé notre pétition", se réjouit Marie-Christine Augé.

Les pétitionnaires interpellent directement la mairie, propriétaire des murs, pour faire rouvrir rapidement, leur enseigne "préférée".

Interpellée, la mairie se dit aussi empressée de voir l’ouverture du Carrefour Contact, que les habitants du quartier. Mais la situation n’est pas simple. "Nous avons proposé de poser un filet pour sécuriser le faux plafond. Le filet est déjà commandé. Le propriétaire est d’accord avec nous sur les travaux", explique la municipalité.

Si les deux parties sont d’accord sur la pose du filet, ils ne le sont pas forcément sur les responsabilités de chacun. C’est pourquoi l’affaire est entre les mains des avocats. Elle est renvoyée à une prochaine audience qui se tiendra au 1er avril. Le filet quant à lui sera posé le 5 avril. Si les deux parties souhaitent une ouverture rapide du magasin, personne ne peut avancer une date pour l’instant. Et pour cause. "Je suis aussi impatient que les habitants de voir l’enseigne s’ouvrir. Mais je ne peux pas prendre le risque pour mes salariés et mes clients, tant que je n’ai pas le faire vert de l’expert. Est-ce que ce filet suffira pour sécuriser le magasin ? C’est le rapport d’expertise qui le validera. Cela dépasse nos domaines de compétence. On ne parle pas d’une petite problématique, qui plus est existe depuis de longue date", souligne Nabil M’Zouri. Et de rappeler que l’enseigne emploie 14 salariés qui voient passer 400 à 500 passages par caisse. Ce qui fait en réalité une présence quotidienne de 800 à 1 000 personnes. L’enjeu de la sécurité et de l’intégrité physique des clients comme des employés, est donc évident.

interpellée, la mairie se dit aussi empressée de voir l’ouverture du Carrefour Contact, que les habitants du quartier. Mais la situation n’est pas simple. "Nous avons proposé de poser un filet pour sécuriser le faux plafond. Le filet est déjà commandé. Le propriétaire est d’accord avec nous sur les travaux", explique la municipalité.

Si les deux parties sont d’accord sur la pose du filet, ils ne le sont pas forcément sur les responsabilités de chacun. C’est pourquoi l’affaire est entre les mains des avocats. Elle est renvoyée à une prochaine audience qui se tiendra au 1er avril. Le filet quant à lui sera posé le 5 avril.

Si les deux parties souhaitent une ouverture rapide du magasin, personne ne peut avancer une date pour l’instant. Et pour cause. "Je suis aussi impatient que les habitants de voir l’enseigne s’ouvrir. Mais je ne peux pas prendre le risque pour mes salariés et mes clients, tant que je n’ai pas le faire vert de l’expert. Est-ce que ce filet suffira pour sécuriser le magasin ? C’est le rapport d’expertise qui le validera. Cela dépasse nos domaines de compétence. On ne parle pas d’une petite problématique, qui plus est existe depuis de longue date", souligne Nabil M’Zouri.

Et de rappeler que l’enseigne emploie 14 salariés qui voient passer 400 à 500 passages par caisse. Ce qui fait en réalité une présence quotidienne de 800 à 1 000 personnes. L’enjeu de la sécurité et de l’intégrité physique des clients comme des employés, est donc évident.

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Salima Ouirni
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