Bienvenue à Villecomtal, terre d’accueil et de générosité

  • Daban et Roshana entourés des bénévoles de l’association.
    Daban et Roshana entourés des bénévoles de l’association. Centre Presse - S. O.
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L’association « Bienvenue à Villecomtal » a fait le pari d’accueillir une famillede réfugiés syriens,il y a deux ans.Une aventure humaine qui a enrichiles bénévoles et les habitants de la commune.

Tout le monde a encore en tête les terribles images des familles syriennes fuyant à la fois Daech et les bombardements. Des images qui interpellent directement notre part d’humanité. Mais dans le même temps, comment accueillir individuellement une famille, avec ce que tout cela suppose d’engagement et de disponibilité ?

Pour autant, les habitants de Villecomtal ne sont pas restés insensibles face à cette détresse. C’est alors qu’ils ont eu la bonne idée de créer l’association « Bienvenue à Villecomtal », à l’instar de celle de Conques, fondée par les frères Prémontrés de l’Abbaye de Conques. Cela fait donc maintenant deux ans que la commune de Villecomtal accueille une famille syrienne et leurs enfants.

Un fort élan de générosité

En deux ans, Daban le père, sa femme Roshana, Choukri, Roni, Mohamed et Siwar, leurs quatre garçons, ont trouvé leurs repères et leur place. Bien sûr cela ne s’est pas fait tout seul. Et sans la formidable mobilisation des bénévoles de Bienvenue à Villecomtal, cela aurait sans doute été impossible pour ces réfugiés de trouver une famille.

Pour ce faire, l’association a été pleinement accompagnée par la municipalité. Deux réunions publiques ont permis aux habitants de s’exprimer sur le sujet et ou de s’engager, avec l’association. 

Dans un premier temps, "nous sommes partis à la recherche d’une location.Nous leur avons trouvé cette maison", indique Charlotte Guiot, secrétaire de l’association, en montrant un intérieur propre et chaleureux, donnant sur le Dourdou.

Tout le monde donne un coup de main

Il fallait ensuite meubler le logement pour accueillir la famille. "Nous avons récupéré des meubles auprès de la paroisse", souligne Bernard Perroud, le trésorierde l’association.
Soliha (anciennement Pact’Arim) est intervenue dans le volet logement, pour épauler les bénévoles. La structure a aussi proposé un accompagnement administratif durant une année.Ensuite, les bénévoles ont continué à remplir ce rôle et bien d’autres. "Nous avons créé six commissions pour nous répartir les tâches", rappelle Charlotte Guillot.

"L’objectif de l’intégration est atteint"

Dans un premier temps, c’est la commission scolarité et apprentissage du français qui a fonctionné, à plein régime. "Nous nous mobilisions, deux heures, par jour pour donner des cours de français à la médiathèque de la commune", confie Éliane Catusse. Là aussi, les instituteurs sont arrivés en renfort, pour apporter leur savoir pédagogique.
Daban, Roshana et les grands garçons ont continué l’apprentissage du français avec le Greta.

Deux ans après, "Mohamed parle très bien le français. Il est à l’école de la deuxième chance. Il veut devenir assistant de vie. Il prend des cours de théâtre avec la MJC. Choukri est au collège.Siwar aussi est aussi rentré à l’école de la deuxième chance à Onet-le-Château.Roni est inscrit à l’école primaire", liste Éliane Catusse. L’objectif de l’intégration est atteint. Même s’il reste beaucoup à faire.Daban et les deux grands veulent passer le permis rapidement.

Passer le permis pour retrouver un travail

Le père qui était chauffeur à Alep attend avec impatience de pouvoir passer la conduite. "C’est important pour trouver un emploi", dit-il avec pudeur.Malgré le handicap de la langue, il s’est accroché pour décrocher le Code, en allant à Paris, afin d’avoir un interprète parlant le kurde syrien. "C’est un beau bilan", souligne Charlotte Guiot avec satisfaction. Et ce constat tangible n’intègre pas tout ce que la famille syrienne apporte aux bénévoles. "Grâce à eux nous avons découvert une culture à travers la cuisine, les échanges, la projection d’un film", se félicite la bénévole. "Nous avons aussi créé des liens entre nous, car avant qu’ils n’arrivent, ne nous connaissions pas spécialement", ajoute Michel Nuffer, coprésident de l’association.

Au début de la création de l’association, 40 personnes ont adhéré. Ils sont aujourd’hui 70 sur 400 habitants.L’adhésion au projet est donc fabuleuse.Les commerçants de la ville et les entreprises ont également participé au projet, en prenant les enfants en stage.Bien sûr, il y a peut-être quelques esprits chagrins, qui voient d’un mauvais œil cette arrivée d’étrangers, dans la commune.Mais comme le résume, Bernard Perroud, "nous ne sommes pas tous Aveyronnais, à Villecomtal". La morale de l’histoire, c’est qu’on sera donc tous et toujours l’étranger de l’autre. À Villecomtal, les habitants ont décidé d’en faire une richesse, grâce à leur générosité.

Salima Ouirni
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