L’hôpital de Rodez se prépare à une aggravation de la situation

  • La capacité de la réanimation va passer de 11 à 19 lits.
    La capacité de la réanimation va passer de 11 à 19 lits. Archives J.A.T.
Publié le , mis à jour

À la tête du centre hospitalier ruthénois, Vincent Prévoteau évoque une situation qui s’aggrave chaque jour, mais assure que l’établissement fait le nécessaire pour l’anticiper.

Alors que le taux d’incidence grimpe chaque jour un peu plus en Aveyron où les 250 cas pour 100 000 habitants sont désormais largement dépassés, les regards se tournent vers les structures hospitalières dont la capacité à faire face à une augmentation de la contamination reste déterminante pour éviter à l’Aveyron d’être "en zone rouge".

Le centre hospitalier de Rodez est en première ligne dans ce domaine et ce, depuis déjà un an. Vincent Prévoteau, son directeur et également président du comité stratégique du Groupement hospitalier de territoire (GHT) de l’ouest et du nord de l’Aveyron, évoque les perspectives à court terme.

 

Le centre hospitalier de Rodez a-t-il des motifs d’inquiétude aujourd’hui face à la situation sanitaire ?

Tous les indicateurs sont en hausse, même si nous enregistrons parfois une petite décrue… Il est clair néanmoins que l’on est face à une aggravation de la situation. Mais nous nous y préparons comme nous savons le faire.

De quelle façon ?

Nous avons armé de 16 lits l’unité Covid dans le service des maladies infectieuses. Et nous allons faire passer de 11 à 19 le nombre de lits en service de réanimation. A ce jour, nous avons cinq patients en réanimation et trois dans l’unité Covid en gériatrie… Il faut préciser que la vaccination dans les Ehpad a pu permettre de maîtriser un peu mieux les flux d’hospitalisation des personnes âgées. Mais nous avons du lait sur le feu, on ne sait pas quelle sera la situation dans les deux jours qui viennent.

Surtout si vous êtes appelés à recevoir des patients d’autres régions en tension…

On l’a déjà fait jusqu’alors, et à ce jour on peut continuer à le faire. Précisément parce que l’on arme notre dispositif pour augmenter nos capacités. On arrive à conserver les prises en charge comme on le fait depuis un an, grâce à nos équipes, très occupées il est vrai, mais toujours aussi engagées.

Le contexte actuel est-il différent de la deuxième vague survenue à l’automne ?

Oui. On avait plus de patients en novembre dernier. On était parvenu à 45 patients sur trois semaines, la situation est différente aujourd’hui. Si la contamination est montée brutalement en octobre, elle augmente progressivement ce printemps avec une circulation qui devient il est vrai de plus en plus importante.

Envisagez-vous de déprogrammer des opérations pour garantir les capacités d’accueil des patients Covid ?

Il n’y a pas de déprogrammation à cet instant. Mais plutôt un frein sur les programmations, concernant des opérations non urgentes. Cela dit, selon l’évolution des signaux, nous serons contraints de déprogrammer les rendez-vous déjà pris pour ces opérations.

La vaccination reste à ce jour un des meilleurs moyens de freiner cette aggravation. Quelle part prenez-vous dans cette campagne ?

On va ouvrir sans délai de nouvelles plages de vaccination à Rodez, mais aussi à Decazeville, à Espalion. On amplifie le processus. Et ce, avant même le transfert, le 12 avril, au grand centre de vaccination à Onet qui va être porté par l’hôpital, en partenariat avec la médecine de ville. On met toutes les armes de notre côté.

Christophe Cathala
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