À votre avis, combien de personnes en France prennent régulièrement l'avion ?

  • Aux États-Unis, seuls 12% des habitants prennent 66% du total des vols annuels, tandis qu'au Royaume-Uni, seulement 15% de la population prend 70% du total des vols.
    Aux États-Unis, seuls 12% des habitants prennent 66% du total des vols annuels, tandis qu'au Royaume-Uni, seulement 15% de la population prend 70% du total des vols. andresr / Getty Images
Publié le

(ETX Studio) - Les trajets en avion émettent une part importante de CO2. Pourtant, les personnes qui voyagent régulièrement en avion représentent une part restreinte de la population mondiale. En France, la moitié des vols sont pris par seulement 2% de la population. 

Renoncer à prendre l'avion est devenu un acte écologique, plus connu sous le  "flygskam", concept venu de Suède qui signifie "honte de prendre l'avion", en référence à la pollution émise par les trajets aériens. Mais seule une petite partie de la population mondiale peut s'offrir le "luxe" de voyager régulièrement en avion. 

Un nouveau rapport de l'organisation caritative britannique "Possible" intitulé "Elite Status : global inequalities in flying" montre que moins de la moitié de la population prend l'avion plusieurs fois chaque année. Aux États-Unis, seuls 12% des habitants prennent 66% du total des vols annuels, tandis qu'au Royaume-Uni, seulement 15% de la population prend 70% du total des vols. Quant à la France, 50% des vols sont effectués par seulement 2% de la population. "Ce schéma se répète dans le monde entier, dans des pays comme le Canada, l'Inde, la Chine et les Pays-Bas", précise l'étude. 

Ce rapport a été réalisé à partir de données datant d'avant la pandémie et provenant de vingt-six pays du monde où les émissions de l'aviation sont les plus élevées (l'Arabie saoudite, le Qatar, la Russie et l'Afrique du Sud n'ont pas été inclus dans l'étude, faute de données suffisantes).

Au vu de ces résultats, les représentants de l'ONG Possible plaident pour l'instauration d'une taxe progressive pour les "super émetteurs", c'est-à-dire ceux qui prennent fréquemment l'avion. "Cibler la politique climatique sur la minorité d'élite responsable de la plupart des dommages environnementaux causés par les vols pourrait aider à résoudre le problème climatique sans empêcher l'accès aux services les plus importants et les plus appréciés que le transport aérien fournit à la société", estime Leo Murray, directeur de l'innovation pour Possible. 

En novembre 2020, une étude parue dans le journal Global Environmental Change montrait déjà que les grands adeptes des voyages aériens représentent seulement 1% de la population mondiale et sont responsables de la moitié des émissions de carbone provenant de l'aviation en 2018.

Relaxnews
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?