Le marché aux bestiaux de LAISSAC, une institution à disposition des éleveurs

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Véritable institution aveyronnaise, le marché aux bestiaux de LAISSAC fait vibrer le petit bourg chaque mardi depuis plus de quarante ans. Mais il faut remonter au XVe siècle pour renouer avec les racines de cette tradition structurante du monde agricole.
 

Chaque semaine, quelque 1200 bovins sont au centre des négociations entre éleveurs et commerçants en bestiaux. Ainsi chaque année quelques 65 000 bêtes foulent le foirail de LAISSAC. Sans compter les ovins qui, dans une moindre mesure et dans la halle voisine, sont négociés à la criée. Ces chiffres, impressionnants, souffrent pourtant depuis quelques années : notamment d’une baisse continue de la consommation de viande et du développement d’autres modes de commercialisation des bestiaux qui court-circuitent les marchés. Cette année, marquée par la pandémie de la covid-19, est aussi particulièrement difficile pour le marché de LAISSAC, impacté par le ralentissement de l’export de bovins vers l’Espagne ou l’Italie par exemple. Ce dernier a été contraint de fermer durant 5 semaines au printemps 2020.

 

« Un moteur économique du territoire »

 

Géré en régie directe par la commune de LAISSAC-SEVERAC L’EGLISE, le marché fonctionne grâce aux agents de la commune qui se relaient pour animer, gérer la logistique et le nettoyage chaque mardi. Les élus y vont de leur engagement en faisant régner la discipline nécessaire au bon fonctionnement du marché, en organisant en collaboration avec l’Office de Tourisme du Laissagais, les visites du marché au public, en nouant des partenariats avec les lycées agricoles et écoles de négociants en bestiaux aux alentours, et en tentant d’attirer toujours plus d’éleveurs et de négociants. « Pour que le marché soit à l’équilibre financier, nous avons une gestion économe des ressources humaines, explique le maire de LAISSAC-SEVERAC L’EGLISE, David Minerva. Nous nous battons pour que ce marché, qui est un moteur économique du Laissagais et de tout le département, soit aussi une vitrine, à la fois pour les futurs négociants en bestiaux et pour les éleveurs aveyronnais mais aussi de toute la région ».

 

« Un outil au service des éleveurs »

 

Soucieux de valoriser « la noblesse des métiers d’élevage », la municipalité de LAISSAC-SEVERAC L’EGLISE entend promouvoir le marché comme « un outil au service des éleveurs. » Monsieur le Maire explique : « Dans un contexte compliqué pour les agriculteurs, où la valeur de leurs produits leur échappe, j’ai envie de leur dire que le marché de LAISSAC est ouvert à tout professionnel, éleveur, négociant. Une simple inscription au préalable auprès de la Mairie suffit. Ce marché, c’est une autre manière de commercialiser leur production où la négociation se fait au milieu d’un millier de bêtes et d’une bonne centaine de négociants ».

Chaque année, la mise en vente des animaux sur le marché de LAISSAC, génère près de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. La commune de LAISSAC-SEVERAC L’EGLISE, dans une moindre mesure, encaisse quant à elle au titre des recettes du marché, des droits de place sur les animaux et les véhicules et des locations de parcs. Aussi, entre 3 et 4 000 visiteurs sont accueillis tous les ans sur le marché, en toute sécurité sur une passerelle surplombant l’aire bétonnée. Autant d’arguments qui confortent l’équipe municipale dans sa volonté de « faire évoluer le marché pour le rendre toujours plus attractif ». Des investissements ont récemment concerné le péage unique ; la fumière et l’aire de lavage sont en cours de modernisation. La sécurité et le bien-être des animaux sont les deux priorités de l’organisation.

Nous profitons de cet article pour remercier tous nos éleveurs et négociants pour leur fidélité. Dès que nos libertés seront retrouvées, nous ne manquerons pas de nous réunir autour du repas traditionnel annuel des usagers du marché.

 A noter que d’autres événements liés à l’agriculture rythment le village de LAISSAC chaque année : à commencer par la foire agricole de printemps, courant mai, le concours cantonal de la race Aubrac en novembre et le concours de bœufs gras destinés à la boucherie, à Noël.

Centre Presse Aveyron