En Aveyron, Véronique se bat contre le cancer : "Être acteur de son parcours de soins"

  • Véronique Bernad.
    Véronique Bernad.
Publié le , mis à jour

Domiciliée à Agen-d’Aveyron, Véronique Bernad, 47 ans, se bat depuis deux ans contre une forme sévère du cancer du sein. Son expérience face à l’épreuve, sur fond de soutien des initiatives associatives, est un message d’espoir.

Alors que se tenait vendredi soir l’assemblée générale départementale de la Ligue contre le cancer (lire en encadré) dans un contexte où, depuis plus d’un an, la pandémie rebat les cartes des protocoles de soins pour de nombreux patients, le combat de ces derniers dans l’épreuve qu’ils subissent est d’autant plus compliqué. Atteinte depuis deux ans désormais d’une forme grave du cancer du sein, Véronique Bernad, aujourd’hui en phase de rémission, témoigne de son expérience.

"En avril 2019, à l’âge de 45 ans, un cancer inflammatoire du sein m’est diagnostiqué. Restera gravée cette phrase d’annonce : "Votre cancer est plus grave et sérieux que prévu, mais il est soignable". Ce dernier mot me permet de rassurer mes deux garçons ados et mon époux, mes précieux partenaires de combat contre celui que je nomme simplement "mon cancer". Étonnamment, mon esprit et mon corps sont en mode acceptation de la maladie et du protocole dense qui m’attend…".

Planifier son activité physique

Débute alors un long processus personnel de combat contre la maladie, autour de l’activité physique et du soutien des associations et des structures dédiées : "Je renoue avec ma passion du sport, ancrée en moi depuis très jeune. Avant, pendant et après mes traitements, je planifie mon activité physique (marche, Cami sport et cancer, gym après-cancer Vita Fédé, yoga), ou de soins complémentaires (kiné et micro-kiné, onco-psychologue) et ce, pour diminuer les effets secondaires".

La pandémie rebat les cartes

Mais la situation sanitaire, un an plus tard, rend les choses un peu plus compliquées. "Au premier confinement, les essais cliniques ont été décalés de quelques mois. Un décalage qui a entraîné l’arrêt de la kiné, des soins de support, des accès aux activités adaptées… Notre vie sociale s’arrête aussi et tout cela devient compliqué à gérer. Mais j’ai trouvé un côté positif à la pandémie : des associations basées dans les grandes villes ont mis en place des wébinaires par internet, avec de nombreux conseils et des vidéos faites par des associations telles que Rose Up Association, Oncogite, Patients en Réseaux, Europa Donna, Ligue contre le Cancer".

Cela dit, le confinement n’a pas que des effets positifs : "Avant, l’entourage nous permet d’être dans notre bulle. Et puis le confinement, le risque du Covid, nous isole… On est seuls, même avec l’aide de médecins ou d’infirmières, on ne peut compter que sur nous. La période de juillet à décembre a été particulièrement difficile".

"S’exprimer pour être mieux"

Le sport adapté et la bienveillance de sa famille permet à Véronique de tenir bon. "Il faut toujours avancer, ne rien lâcher. Et, surtout, dire quand on n’est pas bien. On doit se faire aider dans l’épreuve et il faut pour cela apprendre à s’exprimer pour être mieux". Véronique a un "besoin vital" de communiquer sur son expérience. "Je me rapproche d’autres patientes. Je crée mon compte Instagram pour partager mon parcours. Je m’inscris aussi dans un groupe fermé sur Facebook, j’installe l’application Mon réseau Cancer du Sein, dans lesquels je retrouve des informations fiables et la liberté de parole. Mes maîtres-mots sont bienveillance, soutien, partage d’expérience. Des amitiés naissent…" Elle arrive à surmonter ses craintes, et participe au concours Estée Lauder Pink Ribbon Photo, grâce à la sensibilité d’une ancienne soignante devenue photographe.

Aujourd’hui son corps "supporte mieux les soins" et elle compte reprendre dans les jours qui viennent son métier de responsable de service médico social. Son credo après deux ans de combat ? "Il faut être acteur de son parcours de soins, ne pas le subir. Et pour cela encourager toutes les initiatives de nos associations et leur apporter nos dons pour cela".

"Les Aveyronnais ont donné malgré la pandémie"

François Arnal est président du comité aveyronnais de la Ligne contre le cancer qui s’est réuni en assemblée générale vendredi soir.

Quel est le bilan de l’année passée ?
À l’image de tout le monde, la Ligue a vécu une année difficile, notamment en terme de rentrées d’argent. Car si nos 2 700 donateurs réguliers ont été aussi généreux que l’an dernier, pandémie oblige, la plupart des animations organisées par nos soins ou par d’autres associations ont quant à elle dû être annulées. Cela a généré un manque à gagner de l’ordre de 80 000 €. C’est énorme pour un comité comme le nôtre.

Allez vous revoir vos futures actions à la baisse ?
Justement, non. Nos 3 missions principales sont : la prévention en milieu scolaire, l’aide directe aux malades et le financement de la recherche qui avec 160 000 € d’aides annuels mobilise à elle seule plus de la moitié de nos ressources. Cette aide peut paraître dérisoire à l’échelle du comité Aveyronnais mais au niveau national cela représente 50 M€ chaque année. Une manne dont ne peuvent pas se passer les équipes de chercheurs. C’est pourquoi je m’engage à donner la même somme cette année. C’est un beau challenge à relever avant de laisser la présidence à un nouveau candidat, plus jeune je l’espère, et redevenir simple bénévole.

 

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