Rodez : Mathias Echène de retour au palais épiscopal ? "Le dossier est clos" pour le Département

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  • Mathias échène, ici en 2016, lors de la remise officielle des clés du palais épiscopal des mains de Jean-Claude Luche, ancien président du conseil départemental, louant alors "un moment historique".
    Mathias échène, ici en 2016, lors de la remise officielle des clés du palais épiscopal des mains de Jean-Claude Luche, ancien président du conseil départemental, louant alors "un moment historique". Archives R.B.
Publié le , mis à jour
Mathieu Roualdés

Relaxé par le tribunal de Hongkong la semaine dernière, l’homme d’affaires a confié qu’il souhaitait revenir à Rodez et "pourquoi pas" retrouver le palais épiscopal où il avait lancé un projet d’hôtel de luxe, en 2016.

Quelques heures seulement après avoir été relaxé par le tribunal de Hongkong, mercredi, l’homme d’affaires aveyronnais Mathias échène n’a pas caché, lors d’un entretien qu’il nous a accordé, son intention "de faire valoir [s] es droits et pourquoi pas rentrer à nouveau dans le palais épiscopal de Rodez". Une phrase qui n’a pas manqué de faire réagir dans le landerneau ruthénois où l’on regrette depuis plusieurs années que ce joyau du patrimoine reste portes closes.

Alors, Mathias échène, qui a longtemps porté le projet d’un hôtel de luxe avant d’être rattrapé par ses ennuis judiciaires et arrêté à l’aéroport de Bali en septembre 2017, peut-il récupérer les clés de l’ancien évêché ? " Non, le dossier est clos ", répond Jean-François Galliard, président du conseil départemental, propriétaire des lieux, tout en se félicitant de la libération de l’ancien trader qu’il avait jadis appelée de ses vœux en signant une pétition de soutien.

Mathias échène déjà débouté plusieurs fois

Et de rappeler le feuilleton judiciaire, qui durant de longs mois, a opposé l’homme d’affaires à la collectivité, désireuse de récupérer son bien. Le 27 août 2017, Mathias échène, représentant de la Holding E., ne présente pas en temps voulu le permis de construire pour les travaux qu’il prévoyait. Le bail signé entre les deux parties devient alors caduc.

Quelques semaines plus tard, le tribunal d’instance de Rodez donne raison au Département mais l’ancien trader refuse de restituer les clés, dit attendre des financements d’associés et organise même un été d’expositions au sein du palais épiscopal ! Il ira jusqu’à saisir la cour d’appel de Montpellier afin de faire valoir ses droits et demander la suspension de son avis d’expulsion. La juridiction ne le suit pas et la Holding E. est de nouveau priée de restituer les clés en janvier 2018. "Ils me l’ont retiré sur des points de droit discutables", regrettait cette semaine encore Mathias échène. Intentera-t-il de nouvelles actions en justice, lui qui s’est dit "lavé" et "prêt à s’engager dans une vie publique" dès son retour à Rodez ?

Un projet "bientôt présenté", indique Jean-François Galliard

En attendant, Jean-François Galliard a confié qu’un projet pour le palais épiscopal était "actuellement très avancé" et "sera bientôt présenté". Sans en dévoiler plus, seulement sait-on qu’il ne s’agira "pas d’un hôtel de luxe, ou quelque chose de ce style, je souhaite que ce lieu soit ouvert à tous publics".

"Cet endroit est à l’abandon. Les portes sont closes, le lieu et interdit au public et plus personne ne peut aller à l’intérieur. C’est une catastrophe absolue, un échec patent", s’est, lui, ému l’ancien porteur du projet d’hôtel de luxe, rejoignant en ce sens le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, et les conseillers départementaux de la préfecture, Sarah Vidal et Arnaud Combet, qui ont souvent regretté de voir le palais vide…

"Il faut arrêter de dire que le lieu est vacant, il ne l’est pas ! Il est entretenu, gardé, chauffé et il est normal qu’on attende d’avoir un véritable projet pour le lieu, sans compter que la crise du Covid-19 a retardé beaucoup de choses", répond Jean-François Galliard qui avait déjà rétorqué que le bien "était inestimable et invendable" malgré les velléités de la Ville.

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