Agnès Pannier-Runacher : "Les salariés de Bosch Rodez ont raison d'être en colère"

  • Agnès Pannier-Runacher, ici lors de sa visite à Rodez le 19 mars.
    Agnès Pannier-Runacher, ici lors de sa visite à Rodez le 19 mars. Centre Presse - José A. Torres
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La ministre en charge de l'Industrie, et engagée sur le front de la vaccination, est revenue dimanche au micro de CNews sur la situation de Bosch Rodez. 

"Quand vous dites on dépollue les moteurs, on change, on fait la transition écologique, c'est ce que vous dites également aux salariés de Bosch ?" Invitée du Grand Débat, sur CNews dimanche matin, Agnès Pannier-Runacher, ministre chargée de l'Industrie, a de nouveau été interrogée sur la situation tendue de l'usine ruthénoise. Si elle a dans un premier temps indiqué que "les salariés ont raison d'être en colère, car ils ont fait leur partie du travail", elle a ensuite rappelé qu'elle "n'avait pas échappé à [s]es responsabilités", en allant à la rencontre de ces salariés, le 19 mars dernier, lors de la large manifestation dans les rues de Rodez.

Vidéo à partir de 25 minutes 

 

"Je suis surinvestie pour trouver des solutions à ces salariés, en apportant d'autres activités sur l'usine de Rodez par exemple", a-t-elle confié, alors que Bosch a récemment confirmé qu'il ne ferait pas marche arrière sur son annonce de 750 suppressions de postes d'ici 2025 et qu’il arrêterait sa majeure partie de la production pour les moteurs diesel dès 2023. "Qui sont les responsables ?", a alors demandé le journaliste. "Je peux les nommer, ce sont ceux qui sont à l’Assemblée et qui poussent des amendements irresponsables au nom de l’écologie. Ils font le jeu des pays qui produisent dans des conditions environnementales détestables et je ne parle pas des conditions sociales. S'arrêtera-t-on de s'habiller, de construire des logements, d'acheter des jeux pour enfants demain ? Non, ça ne s'arrêtera pas demain. Et pour limiter les émissions de CO2, il faut réindustrialiser la France", a-t-elle conclu.

"Elle ose dire que c'est la faute des députés à l'assemblée nationale qui votent des amendements idéologiques sur l'écologie. Faut-il lui rappeler qu'elle fait partie de la majorité parlementaire ?", a pour sa part réagi le syndicat Sud sur les réseaux sociaux. "On en reparlera lors de l'élection présidentielle certainement", a lui conclu le journaliste Michaël Darmon.

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