Harcèlement de rue : le confinement et le couvre-feu n'ont rien changé

  • Malgré une baisse des déplacements, le harcèlement de rue subsiste dans le monde depuis le début de la crise sanitaire.
    Malgré une baisse des déplacements, le harcèlement de rue subsiste dans le monde depuis le début de la crise sanitaire. Stand Up L'Oréal Paris
Publié le , mis à jour

(ETX Studio) - Si la pandémie de Covid-19 nous a amenés à moins nous déplacer, elle n'a (malheureusement) pas mis un coup d'arrêt au harcèlement de rue. Un sondage, réalisé à l'occasion de la semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, révèle que près d'une femme sur cinq a été victime de harcèlement sexuel dans un espace public, et ce malgré le contexte sanitaire.

La semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, qui s'achèvera le 17 avril, vise chaque année à sensibiliser le public à ce fléau, mais également à le combattre via des outils, des formations, destinés à réagir, voire intervenir, lorsque l'on est témoin ou victime d'une situation de harcèlement dans l'espace public. Des clés essentielles pour en finir avec ces situations, toujours présentes malgré l'épidémie de Covid-19, qui a pourtant entraîné une baisse des déplacements par l'intermédiaire des confinements et du couvre-feu.

Près d'une femme sur cinq affirme avoir été victime de harcèlement sexuel dans un espace public malgré ce contexte particulier, révèle un sondage mené par L'Oréal Paris avec Ipsos en 2021*. Si toutes les classes d'âge sont concernées, les femmes moins de 35 ans semblent particulièrement touchées par cette forme de harcèlement (une femme sur trois).

On s'aperçoit même que la crise sanitaire a amplifié le sentiment d'insécurité ressenti par les femmes. En pleine pandémie, plus de quatre femmes sur dix (41%) confient se sentir moins en sécurité dans l'espace public, et 47% d'entre elles expliquent même que le masque, qui permet de dissimuler le visage, contribue à accroître cette appréhension. Le fait qu'il y ait moins de monde dans la rue et dans les transports apparait également comme un facteur d'insécurité pour plus de la moitié des femmes âgées de moins de 35 ans.

Résultat, près des trois quarts des sondées (71%) affirment désormais éviter certains lieux et plus de six femmes interrogées sur dix (61%) ne s'habillent pas comme elles le voudraient.

Une formation pour intervenir face au harcèlement

L'Oréal Paris a lancé en 2020, en partenariat avec Hollaback! et la Fondation des Femmes, le programme Stand Up contre le harcèlement de rue. Il s'agit de sensibiliser le public, mais surtout de lui donner les clés pour reconnaître une situation de harcèlement de rue, intervenir et y faire face, notamment via la méthode dite des "5D", à savoir "Distraire, Déléguer, Documenter, Diriger, Dialoguer", cinq gestes à appliquer pour aider une victime. 

Deux sortes de formation, gratuites, sont dispensées. La première, rapide, permet de se former en ligne en 15 minutes sur Standup-international.com/fr/fr. Pour profiter d'une formation plus poussée, ouverte à tous, il faut s'inscrire aux sessions live dispensées par une professionnelle de la Fondation des Femmes sur le site Standup-international.com/fr/fr/events.

* Cette enquête internationale a été réalisée par L'Oréal Paris avec Ipsos, du 25 janvier au 9 février 2021, auprès de plus de 14.000 participants dans 14 pays.

Relaxnews
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