Ecologie : pour s'informer, les Français privilégient les associations aux marques

  • Réalisée à partir de l'analyse de 100 000 pages web, cette enquête montre dans un premier temps que 70% des informations en ligne liées aux solutions écologiques portent sur la neutralité carbone.
    Réalisée à partir de l'analyse de 100 000 pages web, cette enquête montre dans un premier temps que 70% des informations en ligne liées aux solutions écologiques portent sur la neutralité carbone. sdecoret / Shutterstock
Publié le , mis à jour

(ETX Studio) - Quelles sont les sources privilégiées des Français pour s'informer sur l'écologie lorsqu'ils vont sur internet ? Pour le savoir, une étude a cartographié les discours et les médias considérés comme les plus influents aux yeux des Français.

l Réalisée à partir de l'analyse de 100.000 pages web, cette enquête, réalisée par la Greentech WeNow avec l'aide de l'agence de data First Link, montre dans un premier temps que 70% des informations en ligne liées aux solutions écologiques portent sur la neutralité carbone. Ce terme, qui désigne la volonté d'une entité (pays, entreprise, municipalité) d'émettre moins de CO2 qu'il n'en absorbe, a été largement évoqué ces derniers mois, notamment par les GAFAM ou des pays comme le Japon, la Chine et la Corée du Sud, qui ont affiché simultanément leur ambition de passer au zéro carbone d'ici 2050.


D'après l'étude, les autres thèmes les plus abordés en lien avec les solutions écologiques sont les stratégies déployées par les entreprises, le développement durable et le greenwashing. Sans surprise, les associations et acteurs publics spécialisés (Ademe, Ecologie-Soildaire.gouv, Actu-Environnement) sont ceux que les internautes jugent les plus sérieux en termes de contenus.

Ces sites ont toutefois moins de visibilité que ceux des grandes marques, paradoxalement considérées comme moins crédibles lorsqu'il s'agit d'évoquer la transition écologique. Des entreprises comme Nestlé ou Shell diffusent par exemple une quantité importante d'informations sur le sujet, mais sont moins relayées par les internautes, particulièrement attentifs au phénomène de greenwashing.

Côté emploi durable, les informations disponibles sur internet restent marginales (environ 2,73% du contenu total dédié à cette thématique). Seul le service civique semble tirer son épingle du jeu, sujet traité fréquemment par des sites comme Greenpeace, le Réseau Français des Étudiants pour le Développement Durable (REFEDD ou encore la plateforme "Jobs that make sense". "Il est urgent que les entreprises et les acteurs de la formation répondent aux attentes des jeunes diplômés en terme d'emploi", souligne l'étude. 

Cette recherche note également des champs sémantiques différents selon le secteur d'activité lorsqu'il s'agit d'aborder la lutte pour la préservation de l'environnement. Si le terme "écologie" est davantage employé par les militants, les entreprises préfèrent par exemple utiliser le mot "climat".

"Le fait que les concepts fassent l'objet d'une bataille politique n'est pas nouveau, mais ce manque de concepts partagés par tous complexifie la compréhension de l'urgence climatique", estime Valérie Mas, co-fondatrice de WeNow.

"Cette étude montre de manière inédite que les solutions pour lutter contre le changement climatique sont de plus en plus visibles, mais elle montre aussi qu'un certain discours critique autour du greenwashing émerge, ce qui est aussi une bonne nouvelle, car cela pousse à toujours plus de rigueur et de pédagogie", conclut-elle.

Relaxnews
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?