Rodez : la pandémie a transformé la maternité en cocon bien agréable

  • Le séjour à la maternité est devenu un vrai moment privilégié pour le bébé et les parents.
    Le séjour à la maternité est devenu un vrai moment privilégié pour le bébé et les parents. José A.Torres
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"Ça va rester". Pour la maternité de Rodez, les changements induits par la pandémie, provoquant notamment une diminution drastique des visites, permettent à la cellule familiale du bébé de se retrouver dans une ambiance sereine.

Cette nouvelle période de confinement ne perturbe pas vraiment la vie de la maternité de Rodez. Tant s’en faut. À vrai dire, depuis un an, la vie a changé dans les couloirs et les chambres du rez-de-chaussée de l’aile sud de l’hôpital Jacques-Puel. Avec l’arrivée du Covid, les mesures sanitaires se sont accrues. Et ont obligé le personnel de la maternité à n’accepter plus que le papa aux côtés de la maman et du bébé. Terminé les copains, les parents, les grands-parents, la sœur, le frère ou le tonton qui déboulent dans la chambre pour prendre dans les bras le nouveau-né. Et c’est globalement bien vécu par les mamans. "Je pense même que cela va rester", glisse Amanda Tournemire, gynécologue obstétricienne et chef du service. "On a retrouvé le cocon".

Les précieuses premières heures avec le bébé se déroulent en effet dans le calme. Ce dernier bénéficie de toute l’attention de ses parents. Et cela se ressent dans l’ambiance générale de la maternité. "On entend moins de pleurs, surtout le soir. Toute la journée, le bébé fait bonne figure, mais le soir, il lâche" résume la coordinatrice des sages-femmes, Cécile Charbonnel. "Là, l’ambiance étant plus calme dans la chambre, il est plus calme le soir". Les effets de cette ambiance sereine se ressentent également sur la lactation. "Les bébés prennent plus facilement le sein " fait-elle encore remarquer.

Un calme bénéfique, donc. "La demande des mamans, concerne la fratrie. On ne peut pas non plus accepter que le grand frère ou la grande sœur puisse venir. Mais une fois expliqué à la maman l’importance de ses 48 ou 72 heures pour le bébé et elle, il n’y a pas de problème. Ce que l’on constate est que, si tout se passe bien, les mamans raccourcissent leur séjour ici pour retrouver la petite famille", explique Amanda Tournemire.

Une maman, en train de baigner son nouveau-né avec le papa juste à côté d’elle, ne le cache pas : "C’est beaucoup mieux ainsi. Pour mon premier enfant, il y a six ans, j’ai accouché un week-end, toute la famille était venue. J’étais fatiguée !". Aujourd’hui, la maman n’a plus besoin de dire qu’elle veut rester tranquille avec son bébé et le papa, le Covid s’en charge !

Certes, l’apparition de virus déroutant a nourri des inquiétudes, notamment chez la femme enceinte. "Mais on constate que les mamans font très attention durant toute la grossesse. Et leur première interrogation lorsqu’elles arrivent à la maternité, c’est surtout pour savoir si le papa va pouvoir rester. Et ici, dès le début de la pandémie, nous avons tenu à ce que le papa puisse être présent tout le temps", explique la chef du service maternité. Un papa qui peut également être présent avec le bébé et la maman quand celle-ci a subi une césarienne.

Pour le service maternité, la vie à bord depuis un an est pour ainsi dire "idéale". Et devrait s’améliorer encore. Des salles d’accouchement à thèmes vont voir le jour. Le bébé pourra naître à la plage, à la montagne, dans la forêt. Un dispositif est également à l’étude pour permettre aux mamans d’avoir un œil sur le bébé quand celui-ci est pris en charge par les auxiliaires de puériculture… Le bonheur total pour les premières heures avec son bébé quoi !

Stabilité sur les naissances

à la maternité de Rodez, on ne constate pas d’effets particuliers de la pandémie sur les naissances. Les trois premiers mois de l’année sont dans le rythme de ceux de l’année 2020. " Le pic de naissances est pour les mois d’été. Nous aurons plus de recul à ce moment-là", explique-t-on à la maternité. "Ce que l’on a pu constater, au début de la pandémie, ce sont des mamans qui ont repoussé le projet de grossesse. Mais aujourd’hui, ce n’est plus le cas", fait remarquer Amanda Tournemire.

Philippe Routhe
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