Les voitures radars privées vont se déployer en France

  • L'expérimentation avait commencé il y a trois ans.
    L'expérimentation avait commencé il y a trois ans. Repro CP - Archives
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223 véhicules banalisés équipés de radars dernier cri sillonneront les routes de France 7 jours sur 7 d'ici la fin de l'année 2021, pour arriver à 450 en 2023, dont en Occitanie.

Les voitures privées équipées de radars, expérimentées depuis 2018, vont monter en puissance dans les prochaines semaines.  Elles devraient passer de 83 aujourd’hui à 223 d’ici la fin de l’année, puis à 450 en 2023, année envisagée désormais pour le déploiement du dispositif à l’échelle nationale. Ces véhicules privés sont capables de flasher un véhicule en roulant. Ils sont équipés d’un radar dernière génération. Ces radars privés sont embarqués dans des voitures banalisées de différentes marques. Le plan de route de ces véhicules est fixé en amont par les forces de l’ordre, localement, sous l’autorité de la préfecture.

Le fait d’élargir le dispositif à des sociétés privées est destiné à libérer du temps aux forces de l’ordre pour qu’ils puissent se concentrer sur d’autres missions.

Lucratif pour l'Etat ?

Officiellement, il n’est pas question de faire davantage de chiffre, ou de remplir les caisses de l’État avec le produit des contraventions. Mais, selon BFMTV, l’autre volonté de l’État serait de relancer des recettes en chute libre avec la destruction des radars fixes et les restrictions sanitaires.

Aucune prime ne sera accordée aux chauffeurs en fonction du nombre d’infractions relevées. Mais les sociétés sont rémunérées au nombre de kilomètres parcourus, sept jours sur sept. Avec une spécificité qui pourrait contribuer, elle aussi, à faire exploser le nombre de contraventions et de retraits de points : les chauffeurs privés restent au volant pendant six heures, contre 1 h 45 pour les forces de l’ordre.

Un vrai métier donc est en train de naître. Un profil recherché pour l'accomplir : les automobilistes qui ont leurs dix points de permis, un casier vierge et de préférence des expériences dans le domaine de la conduite. Le contrat établi avec la société privée prévoit une rémunération fixe de 22 000 € par an, soit 1 400 € nets par mois.

Le dispositif, expérimenté sur les départementales, nationales et autoroutes, en Bretagne et en Normandie, devrait être étendu aux régions Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté, Hauts de France, Grand Est, Centre Val-de-Loire et des Pays de la Loire cette année. En Occitanie, il arrivera en 2023.

ML
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