La Capelle-Balaguier : la Maison Guinou, la figure de proue du groupe Debroas

Abonnés
  • Quatorze personnes travaillent à la Maison Guinou à La Capelle-Balaguier et elles transforment, en saucisses, 500 kilos de viande par an.	DR
    Quatorze personnes travaillent à la Maison Guinou à La Capelle-Balaguier et elles transforment, en saucisses, 500 kilos de viande par an. DR
  • La Capelle-Balaguier : la Maison Guinou, la figure de proue du groupe Debroas
    La Capelle-Balaguier : la Maison Guinou, la figure de proue du groupe Debroas
Publié le

Rachetée par les Ardéchois en 2007, détruite quatre ans plus tard par un incendie (rebâtie en douze mois !), elle est spécialisée dans la fabrication de saucisses.

Bientôt dix ans... Déjà ! Les bougies seront soufflées dans un peu plus d’un mois. Mais, nombreux sont ceux qui ne fêteront pas cet anniversaire. Le mardi 14 juin 2011, l’usine Guinou à La Capelle-Balaguier a été détruite par un incendie. Dans ce village proche de Villefranche-de-Rouergue, l’émotion a été grande. Cette maison spécialisée dans la fabrication de saucisses est un fleuron de l’économie aveyronnaise. Elle fait partie des meubles, du patrimoine local. Patron du groupe Debroas, qui a racheté le site en 2007, Alain Dutertre avait été catégorique : "Nous allons reconstruire cette entreprise. D’abord, l’élan de solidarité, qui a suivi le sinistre, a montré qu’elle appartenait à La Capelle-Balaguier. Ensuite, elle était en pleine réussite économique avec "la Perche de l’Aveyron", une saucisse qui ne peut être produite que dans ce département". Après avoir précisé que "nous survivrons à ce coup dur et nous pouvons dire que notre savoir-faire ne restera pas dans les cendres de l’incendie", l’Ardéchois a tenu parole. L’ouverture a bien eu lieu un an plus tard après avoir engagé une course contre-la-montre.

Et la Maison Guinou a très vite retrouvé la flamme et enclenché la marche en avant. Aujourd’hui, elle emploie 14 personnes, qui transforment 500 kilos de viande fraîche par an. Avec un produit phare, toujours le même, à savoir "la Perche de l’Aveyron". "Cette saucisse est reconnue au niveau national par la grande distribution, se félicite Emile Dutertre, un des trois fils, chargé, lui, de la direction commerciale. Elle est vendue, en marques de distributeurs, par toutes les enseignes, aussi bien Leclerc, que Carrefour ou Système U. C’est une très belle reconnaissance pour ce savoir-faire. Sans oublier aussi le chorizo, très haut de gamme, une autre pépite. Entre Ardéchois et Aveyronnais, nous n’avons pas de mal à nous comprendre. Nous palons la même langue !".

"Le volume a été multiplié par trois !"

De l’aveu même d’Emile Dutertre, dont la maman est née à Castres ("Nous sommes fortement liés à la région de par nos racines"), la Maison Guinou "fait la fierté" du groupe Debroas, groupe qui est implanté sur quatre sites, deux en Ardèche (dont l’historique de L’Argentière), un en Aveyron et un en Savoie (logistique), qui s’appuie sur 130 salariés et pèse 30 M€ de chiffre d’affaires. "Elle occupe, en effet, une place importante car elle représente le cœur de l’entreprise, poursuit le directeur commercial. Il y a là un savoir-faire reconnu et l’image de marque est très forte".

Il se réjouit également des valeurs véhiculées par l’entreprise, parlant ainsi "d’ancienneté importante, de fidélité, ou encore de sérieux". Et de conclure alors sur le sujet : "Ces caractéristiques vraiment aveyronnaises expliquent aussi la confiance accordée depuis toujours par le groupe Debroas". Il est d’ailleurs "convaincu" par les perspectives d’évolution et de croissance : "Au moment du rachat, cette usine transformait 150 tonnes par an. Le volume a donc été multiplié par trois ! Nous avons investi 500 000 euros en 2020 pour de la réhabilitation et de la modernisation. Il n’y a pas de projets à court terme. L’objectif est de suivre la croissance et de trouver des ressources".

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 1€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 23h15 la veille
  • Publicités limitées
Rui Dos Santos
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?