La jeunesse se dit prête pour la vaccination, malgré quelques craintes sur les effets indésirables

  • Selon une étude, 55% des 18-24 ans veulent se faire vacciner.
    Selon une étude, 55% des 18-24 ans veulent se faire vacciner. JACK GUEZ / AFP
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(ETX Studio) - Le 12 mai prochain, toute personne de plus de 18 ans pourra se faire vacciner en prenant les rendez-vous restés libres de la veille pour le lendemain. Ce choix arrive alors que 55% des 18-24 ans veulent se faire vacciner, selon une récente étude de Santé Publique France.

"Ne pas me faire vacciner me paraît inconcevable". Claire, 24 ans, fait partie des adeptes du vaccin de la première heure. Mais elle n'a pas encore franchi le pas, ne voulant "voler les doses de personnes". Avec l'ouverture de la vaccination à tous les plus de 18 ans, toute une génération, qui en était jusque-là privée, espère retrouver une vie normale. 

Se soulager d'une charge mentale 

"Je veux me faire vacciner pour laisser cette histoire de Covid derrière moi et ne plus avoir à m'en soucier", soupire Adèle, 24 ans, qui a décidé d'aller au-delà de ses craintes liées au vaccin. "Plus je lis des articles et des témoignages, plus je découvre les effets secondaires et ça me refroidit". Pourtant, la perspective de retrouver petit à petit une vie normale aide à franchir le pas. "J'aimerais bien l'être pour cet été si jamais je veux partir", explique-t-elle.

Pouvoir à nouveau voyager, voilà l'un des arguments forts qui poussent les jeunes, même les plus craintifs, à se faire vacciner. Car recevoir ses deux doses avant les vacances estivales garantirait plus de liberté de mouvement et d'échapper à un test PCR ou à une quarantaine mise en place par certains pays.

C'est le cas de Sami. "Pour partir en vacances, au Maroc, on a pris la décision de tous se faire vacciner". Le photographe indépendant espère ainsi "éviter de se faire recaler aux frontières ou d'être en confinement pendant plusieurs jours". Indépendamment d'un éventuel départ, le jeune homme de 24 ans précise qu'il est "pour le vaccin, car c'est le meilleur moyen d'en finir progressivement avec ce virus". S'il n'a pas peur des effets secondaires, il estime qu'il peut y avoir des effets à courts ou longs termes. Le jeune homme garde tout de même "confiance en la médecine moderne". Car faire le choix de se faire vacciner est aussi le résultat d'une longue réflexion sur fond de débats, mais aussi de retours d'expériences de personnes déjà vaccinées. 

Un choix réfléchi

"Je vais me faire vacciner, mais je me sens obligée", avoue quant à elle Océane. Adepte de la médecine douce, la jeune femme de 26 ans reste favorable aux vaccins. Si elle n'en a pas spécialement envie, elle s'y pliera pour retrouver petit à petit une vie normale. "Je ne me ferai pas vacciner avant l'été, j'ai besoin de temps pour me faire à l'idée. Elle refuse cependant de se faire vacciner à tout prix. "AstraZeneca c'est non", dit-elle sur un ton catégorique avant de se radoucir. "Du moins pas pour la simple réouverture des terrasses. Mais si l'un de mes projets professionnels, un tournage à l'étranger par exemple, en dépend alors dans ce cas je pourrai m'y plier".

Même son de cloche chez Sonia*, intermittente du spectacle. Très réticente à l'idée de se faire vacciner, cette dernière recevra tout de même son injection dès que possible par nécessité professionnelle. "Mes parents ne voient pas le vaccin d'un bon œil, c'est une source de dispute quotidienne. Je ne suis ni soutenue ni rassurée dans ma démarche", explique-t-elle, "j'espère juste ne pas être encore plus malade que si j'avais contracté le virus et développer des symptômes graves". 

"Il faut faire la balance entre la sûreté apportée par la vaccination et les risques engendrés", tranche Heliuna, étudiante. "Je n'ai toujours pas eu l'occasion de me faire vacciner", regrette la jeune femme, "mais je compte le faire dès que je pourrais, pour pouvoir aller voir mes grands-parents ou reprendre juste une vie normale", conclut-elle en souriant

Le retour à la vie normale reste pour l'instant lointain, mais pourrait se rapprocher, le site Doctolib prévoit 50% de la population vaccinée d'ici le 29 juin 2021 alors que l'Institut Pasteur estime qu'il faudrait atteindre les 90% d'adultes vaccinés pour un retour "à la normale".

*Le prénom a été modifié
Relaxnews
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