Des scientifiques relancent l’hypothèse d’un accident de laboratoire à Wuhan

  • Le laboratoire travaillait sur les coronavirus depuis 2014.
    Le laboratoire travaillait sur les coronavirus depuis 2014. Illustration L'Indep'
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Une vingtaine de scientifiques publient une lettre dans la revue Sciences appelant à reconsidérer l’hypothèse d’un accident de laboratoire à Wuhan, comme source de la pandémie.
 

Dans une lettre publiée dans la revue Science, jeudi 13 mai, 18 biologistes renommés demandent une nouvelle enquête sur toutes les origines possibles du virus et que les laboratoires et agences chinoises ouvrent leurs dossiers à des analyses indépendantes.

"Nous devons prendre au sérieux les hypothèses relatives à la propagation naturelle et en laboratoire jusqu’à ce que nous disposions de données suffisantes", écrivent les scientifiques.

Le journal Le Monde, lui, rappelle que "l’hypothèse d’un accident de laboratoire comme origine possible de la pandémie de Covid-19 n’est ni majoritaire ni la plus probable, mais elle n’est pas une théorie complotiste".

Une critique de l'OMS et de la Chine

La lettre, écrite par le microbiologiste David Relman de l’université de Stanford et le virologue Jesse Bloom de l’université de Washington, critique une étude sur les origines du covid-19 menée par l’Organisation mondiale de la santé et la Chine, qui a conclu qu’un virus de chauve-souris avait probablement atteint l’homme via un animal intermédiaire et qu’un accident de laboratoire était "extrêmement improbable"

Cette conclusion n’était pas scientifiquement justifiée, selon les auteurs de la lettre : aucune trace de la façon dont le virus est passé à l’homme n’a été trouvée. 

Quelques  heures avant la publication de cette lettre, Le Monde à nouveau révèle que trois mémoires en chinois réalisés ces dernières années au laboratoire de Wuhan "remettent en cause certaines données tenues pour acquises par la communauté scientifique internationale sur le nombre et la nature des coronavirus conservés" dans ledit laboratoire, qui travaillait déjà sur ce type de virus en 2014.

 

JDM
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