Millau : le projet d’abattoir et découpe de volailles à l’étude

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  • Contexte sanitaire oblige, une petite dizaine d’éleveurs étaient présents pour cette première réunion.
    Contexte sanitaire oblige, une petite dizaine d’éleveurs étaient présents pour cette première réunion.
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Une première réunion était organisée lundi matin pour recueillir les attentes des agriculteurs.

Le projet d’abattoir et d’atelier de découpe de volailles dans le Sud-Aveyron est dans les cartons depuis quelques semaines, lorsque le gestionnaire de l’atelier de découpe de Camarès, a fait savoir sa volonté de proposer cette nouvelle prestation, en plus des 70 % en bovin, 20 % ovin-caprin et 10 % en porcin. Ce projet, porté par un gestionnaire privé, est accompagné par la chambre d’agriculture de l’Aveyron et le Parc naturel régional des grands causses dans le cadre du projet alimentaire de territoire, dont l’objectif est de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines.

Une première réunion était organisée ce lundi matin, dans les locaux du Parc, avec autour de la table, Manon Lilas, conseillère animatrice de territoire et développeur de projets territorialisés de l’antenne saint-affricaine, Marc Fabre de la chambre d’agriculture de l’Occitanie et une petite dizaine d’agriculteurs intéressés. En visio, Lucia Latre, chargée de mission sur la transformation des circuits courts pour la chambre d’agriculture de l’Ardèche, a apporté son témoignage sur un projet similaire. "Le projet d’un établissement et service d’aide par le travail était de transformer un abattoir individuel de 350 m2", présente-t-elle. Le projet, lancé en 2015, a connu une cinquantaine d’enquêtes menées pour voir les travaux commencer en 2017. "Le Covid est passé par là mais l’outil est fonctionnel depuis un mois", avertit Lucia Latre sur le "delta non négligeable" des personnes sondées qui ont finalement opté pour une autre solution.

Des chiffres et de la technique

Les agriculteurs présents ont apprécié la démarche. Mais entre le modèle ardéchois et ses 10 millions de volailles de chair sur le département pour une centaine d’exploitations fermière, le modèle aveyronnais ne semble pas figurer dans la même cour. "Le projet en Sud-Aveyron concernerait 20 à 30 exploitations", rassure Manon Lilas. "La maison Quintard abat 100 000 volailles par an", compare un éleveur d’Aguessac, contre 35 000 par l’Esat ardéchois.

Quelle distance les agriculteurs seraient-ils prêts à faire pour changer leurs habitudes ? Quel est le pourcentage du volume abattu en découpe ? Quel serait le prix et donc le seuil de rentabilité pour les deux parties ? Autant de questions qui ont été couchées sur le papier pour ce projet qui "part d’une feuille blanche". Une autre réunion est programmée en ce sens le jeudi 27 mai à la salle de la Sainte-Famille de Belmont-sur-Rance.

Le gestionnaire actuel a repris l’atelier de découpe mal en point de Camarès en 2011. Depuis, le nombre d’éleveurs a doublé et la viande en bio a passé la barre des deux tiers, en axant sur le circuit court. Si l’emplacement du projet de l’abattoir et l’atelier de découpe de volailles reste à définir, les agriculteurs présents ce lundi ont fait savoir leur volonté de le voir ailleurs qu’à Camarès. "Que j’aille à Rodez ou sur le Rougier, je vais faire un gain de temps de 20 minutes sur l’aller-retour, estime un éleveur nagassol. Actuellement, quand j’y vais, c’est pour 200 bêtes. Il faudra aussi voir si on peut m’assurer un tel volume sur une journée et si la flexibilité est au rendez-vous." Dans l’Esat ardéchois qui a servi d’exemple, il faut compter 2,42 € hors taxes pour l’abattage d’un poulet, et 2,50 € hors taxes pour la découpe d’un kilo de viande.

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Loïc Bailles
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