Aveyron : les éditeurs indépendants, bien plus qu’une profession

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  • Avec "Lamaindonne", David Fourré vit sa passion du livre en mettant en scène les artistes photographes.	JAT
    Avec "Lamaindonne", David Fourré vit sa passion du livre en mettant en scène les artistes photographes. JAT
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Les maisons d’édition indépendantes ont forcément du mal à exister face aux grands groupes dont les moyens financiers sont souvent sans limite. Du coup, elles sont obligées de redoubler d’ingéniosité afin de se démarquer pour intéresser le plus grand nombre avec leurs catalogues. C’est ainsi le cas des trois seuls éditeurs indépendants que compte l’Aveyron. Ouvrages sur les artistes photographes, sur l’esprit latino du continent sud-américain ou encore sur le régionalisme et la cuisine… Bref, une autre façon de se plonger dans un univers plus intimiste.

L’information n’est pas passée inaperçue dans le monde de l’édition. Un essai du célèbre écrivain américain, le maître de l’horreur et de la science-fiction, Stephen King, vient d’être publié par une maison d’édition indépendante de la banlieue de Naples, en Italie. Preuve que le secteur indépendant a encore de beaux jours devant lui.

C’est ce qui motive sûrement les trois seules maisons d’édition indépendantes aveyronnaises. Même si elles n’en sont pas à compter de grands auteurs internationaux dans leurs catalogues, elles n’en restent pas moins de véritables références dans leurs domaines respectifs. Ces trois-là – "Lamaindonne" à Marcillac, "Toute latitude-Terres d’excellence" à Villefranche-de-Rouergue et "Les Fleurines" à Saint-Affrique – sont, à la fois, innovants sur les pratiques, défricheurs sur les thématiques et engagés pour une chaîne du livre plus vertueuse. Ils insufflent, du coup, en permanence, de l’oxygène au secteur.

Plus précisément, David Fourré a opté pour des ouvrages mettant en avant l’œil des artistes photographes ; Laurent Tranier, quant à lui, a préféré faire voyager les lecteurs en Amérique latine (mais également dans les univers agricole et agroalimentaire) tandis que Philippe et Nathalie Galmiche se sont spécialisés dans les livres de cuisine et les ouvrages régionaux avec de belles photos.

Privées de salons et festivals

Dans l’arrière-boutique, néanmoins, ces trois maisons d’édition doivent faire preuve de beaucoup plus d’imagination que les grands groupes, surtout dans le contexte actuel, puisqu’elles ont été privées de salons, de festivals, de séances de dédicaces… Bien plus qu’une profession, c’est une véritable passion qui anime ces trois éditeurs aveyronnais. En attendant forcément des jours meilleurs maintenant que le vie culturelle est devenue essentielle.

Enfin, comment évoquer ce monde de l’édition sans évoquer la pionnière aveyronnaise, en l’occurrence Danielle Dastugue. En 1986, elle s’est lancée toute seule dans cette grande aventure et dans ce pari un peu fou d’une structure départementale avec une audience nationale. Avec Les éditions du Rouergue, elle a fait partie du paysage économique et littéraire du département. Avant de laisser la main à Actes sud, en 2005.

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Paulo Dos Santos
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