Prostitution à Capdenac : trente clients poursuivis

  • Les "passes" se déroulaient dans un gîte loué pour l'occasion.
    Les "passes" se déroulaient dans un gîte loué pour l'occasion. Archives CP - Illustration
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La gendarmerie a mis fin en novembre dernier à une activité de prostitution dans la commune de Capdenac-Gare. Trente clients sont poursuivis.

L’affaire n’avait jusqu’alors pas été ébruitée. Elle remonte à l’époque du confinement. Du deuxième, au mois de novembre dernier. Alors que partout en France, les déplacements sont limités et la plupart des commerces ferment leurs portes, une petite entreprise ne connaît pas la crise à Capdenac-Gare. Dans le hameau du Causse Blanc et dans le secret des chambres d’un gîte loué sur la toile, deux prostituées reçoivent quotidiennement des clients. De nationalité brésilienne, l’une est née en 1981, l’autre en 1960. Elles exercent un peu partout dans le Sud de la France et vendent leurs services, via des petites annonces sur la toile dans lesquelles toutes leurs prestations sont détaillées.

A Capdenac-Gare, si leur présence est discrète, les va-et-vient de leurs clients et de leurs véhicules intriguent rapidement le voisinage confiné. La gendarmerie est rapidement mise au courant. Après plusieurs jours de surveillance, les enquêteurs décident de mettre fin à cette activité lucrative, le 25 novembre.

Pénalisation du client

Entendues, les deux femmes assurent ne pas appartenir à un réseau et disent travailler « en tant qu’indépendantes ». Dans le cadre de cette affaire, une trentaine de clients ont également été entendus et poursuivis, comme le veut la loi depuis 2016 dans laquelle la pénalisation des prostituées ou du racolage ont laissé leur place à la pénalisation du client en priorité. Ils risquent, selon l’article 611-1 du Code pénal, jusqu’à 1 500 € d’amende - 3 750 € en cas de récidive – et la participation à un stage de sensibilisation à la lutte contre l’achat d’actes sexuels.

Contacté ce lundi, le procureur de la République de Rodez, Olivier Naboulet, n’avait toujours pas décidé des poursuites engagées contre ces clients. En attendant, le hameau du Causse Blanc a retrouvé depuis sa quiétude habituelle. Sur internet, en revanche, les petites annonces de prostitution continuent d’affluer dans le département où les travailleuses du sexe ont pour habitude de vendre leur charme dans des appartements qu’elles louent, à l’abri des regards.

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