Emmanuel Macron giflé : 18 mois de prison requis contre l'agresseur

  • L'auteur de la gifle risque 18 mois de prison ferme.
    L'auteur de la gifle risque 18 mois de prison ferme. -
Publié le , mis à jour

Le Procureur de la République a demandé 18 mois de prison ferme contre l'homme qui a giflé Emmanuel Macron. L'homme a expliqué avoir agi "sans réfléchir" pour "exprimer son mécontentement" . Emmanuel Macron évoque "un acte isolé".

L'homme qui a giflé le Président de la République à Tain-l'Hermitage lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron risque une peine de 18 mois d'emprisonnement. Il encourait une peine de 3 ans de prison et une amende de 45 000 €. Damien T. est jugé en comparution immédiate à Valence ce jeudi après-midi.

"C'est un acte de violence délibéré, profondément inadmissible. Avec ce geste-là il n'a pas uniquement la volonté de frapper mais de rabaisser,  d'humilier. C'est une atteinte intolérable à l'institution, à la présidence de la République. Il y a chez le prévenu une espèce de détermination froide. Il n'y avait aucune gratuité dans ce passage à l'acte", a affirmé le procureur de la République de Valence Alex Perrin.

Lors de sa garde à vue, qui a été prolongée, Damien T. âgé de 28 ans a expliqué avoir agi "sans réfléchir" pour "exprimer son mécontentement" a précisé le parquet. Damien T., "en couple, sans enfant, sans profession", a reconnu "avoir porté un coup au chef de l'Etat et avoir prononcé des paroles dénonçant la politique". 

Proche, selon lui, de "la mouvance des gilets jaunes" et partageant des "convictions politiques traditionnelles de droite ou d'ultra-droite" il ne s'estime pas être "d'aucun parti ni militantisme exprimé"

La préméditation ne devrait pas être retenue

"À l’heure actuelle, il semblerait que la préméditation ne puisse être retenue dans l'accomplissement de ce geste", a également expliqué" le procureur. 

L'autre individu interpellé en même temps que le principal suspect, lui, sera convoqué plus tard. "Arthur C. va se voir délivrer une convocation en justice pour la fin du second semestre 2022 pour répondre des infractions en lien avec les armes détenues illégalement" trouvées à son domicile, a précisé le magistrat.

À son domicile, des "livres anciens sur l'art de la guerre et "Mein Kampf" ainsi qu'un drapeau à fond rouge avec faucille et marteau jaune et un drapeau de la révolution russe", ont été trouvés lors d'une perquisition.

Résidant à Saint-Vallier, au nord de Valence, les deux hommes avaient été arrêtés tout de suite après les faits. Ils sont "tous deux inconnus des services judiciaires et des services de renseignements". Ils sont membres d'associations de leur commune "en lien avec les arts martiaux, le Moyen-âge et l'univers mangas", a rappelé le magistrat.

Centre Presse Aveyron
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