Malbouffe : la faute au smartphone ?

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    Malbouffe : la faute au smartphone ?
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Chez les adolescents, l’utilisation des smartphones va de pair avec une alimentation déséquilibrée. Et pas besoin d’être rivé(e) sur l’écran toute la journée pour observer cet effet néfaste. Comment l’expliquer ?

L’exposition aux écrans a mauvaise presse et ce n’est pas une nouveauté, notamment auprès du jeune public. Dernière publication en date, le lien entre l’utilisation, même modérée, d’un smartphone et la tendance à la malbouffe.

Pour nous éclairer sur ce point, des chercheurs ont suivi 53 000 adolescents coréens âgés de 12 à 18 ans. Résultat, " ceux qui utilisent leur smartphone plus de 2 heures par jour étaient significativement plus exposés aux aliments type junkfood ", décrit Hannah Oh, principale auteure de l’étude. A savoir des produits riches en mauvaises graisses et en sucres rapides (fast-food, frites, nouilles instantanées), le tout associé à une très faible consommation de fruits et légumes. " Au-delà de 3 heures de connexion quotidienne, les adolescents souffraient davantage de surpoids ou d’obésité. "

Information vs distraction

Comment l’expliquer ? " Selon nos données, le temps passé mais aussi le type de contenu visionné sont directement corrélés au risque de mal manger. Les jeunes utilisant leur téléphone pour s’informer avaient tendance à manger plus sain que ceux passant des heures à chater, à jouer, à surfer sur les réseaux sociaux ou à se connecter à des plateformes de vidéos et de musique. Ces derniers sont d’ailleurs plus souvent en surpoids ou obèses ". Comme si le fait d’être passif plutôt que proactif devant le tout petit écran ne donnait pas envie de cuisiner, mais plutôt de consommer des aliments tout transformés et malsains. " L’impact du marketing digital expose aussi fortement à la publicité de la malbouffe ", décrit le Pr Oh. Une exposition chronique délétère pour la qualité du sommeil et parfaite pour inciter à la sédentarité.

Autant de points importants quand on connaît les séquelles de l’obésité infantile. En grandissant, les jeunes concernés sont davantage sujets aux troubles cardiovasculaires et au diabète notamment. " Les adolescents d’aujourd’hui sont nés avec le digital. On ne peut pas éviter leur exposition au smartphone ", reconnaît le Pr Oh. Mais autant que possible, " pourquoi ne pas limiter les temps de connexion des plus jeunes sur les réseaux sociaux " et les inciter à s’informer sur des médias en ligne ?

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