Cocaïne et cannabis dans la voiture : le conducteur contrôlé près de Millau, condamné à six mois de prison ferme

  • Une audience ce lundi après-midi au tribunal judiciaire de Rodez.
    Une audience ce lundi après-midi au tribunal judiciaire de Rodez. Archives Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Un homme de 48 ans, originaire d'Italie faisait transiter du cannabis sous différentes formes et quelques grammes de cocaïne entre l'Espagne et la Pologne où il réside. Et ce, pour rembourser ses dettes. Le tribunal judiciaire de Rodez l'a condamné, ce lundi après-midi, à douze mois de prison dont six avec sursis. 

Les faits se sont produits le 5 mai dernier aux portes de Millau, dans le sens Montpellier - Clermont-Ferrand lors d'un contrôle opéré par la brigade des douanes. Conduit par un Polonais d'origine italienne, le véhicule renfermait 4 kg de cannabis sous forme de résine, mais aussi de pâte, d'huile et de gélules. Dans la boîte à gants, les douaniers trouveront également un pochon de 14 g de cocaïne et 1.500 euros en liquide. Tous les attributs d'un trafic, même si les quantités restent plus modestes que lors des dernières prises enregistrées sur l'A75. 

"J'ignorais que c'était de la drogue"

L'homme assure qu'il circule entre Gérone (Espagne), où il voulait acheter un chien de chasse,  et Paris. Pas de chien à bord, il rentre bredouille. Mais transporte tout autre chose, sans vraiment savoir quoi : "Je savais que je transportais des choses illégales, mais j'ignorais que c'était de la drogue". En fait, il a été approché dans sa ville de résidence, en Pologne, par un individu qui l'entend parler à un de ses amis de ses problèmes d'argent, au coin d'un bar. L'individu lui propose de gagner 3.000 euros en allant chercher une marchandise en Espagne. Il ne doit pas poser de questions, c'est la règle.

Sa compagne lui prête le véhicule, il a rendez-vous le 1er mai à Alicante. Où il laisse la voiture sur un parking de supermarché, le temps que les commanditaires y chargent les stupéfiants sans qu'il ne puisse en connaître la cachette... Les douaniers de Millau n'auront pas de mal à découvrir cette dernière, le conducteur leur assurant alors son ignorance de bonne foi. 

Relaxe plaidée

Une bonne foi remise en question par Manuel Yasmineh, au Ministère public. "Il savait qu'il transportait des choses illégales sans en connaître la nature... Il est permis d'en douter. Il ne veut tout simplement pas assumer sa responsabilité dans ce trafic d'envergure internationale auquel il participe". Et de requérir 12 mois de prison dont six mois ferme, assorti d'un mandat de dépôt. 

Me Maé Faure, qui défend le prévenu, ne voit ni mauvaise foi ni contradictions dans les explications de son client . "Ne pas savoir ce qu'il transportait est insuffisant pour établir l'intentionnalité de l'infraction. La preuve de cette intention n'est pas rapportée". Elle plaide la relaxe sur le plan pénal pour celui qui n'est "qu'une mule, un bouc émissaire de l'ensemble de ce trafic". Son confrère Me Lucas Niedolistek du barreau de Paris, défend lui aussi le quadragénaire et retrace une enfance faire de traumatismes , un travail qui l'attend en Pologne et 60.000 euros de dettes qu'il doit rembourser après de mauvaises affaires conclues avec ses anciens associés. 

Le tribunal, présidé par Emeline Gardes, suivra les réquisitions : douze mois de prison dont six avec sursis simple, maintien en détention, destruction de la marchandise et confiscation de 1.500 euros saisis. Le tout assorti de 5.000 euros d'amende douanière. 

 

C.C.
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