Hôpital Ste-Marie de Rodez : mobilisation face à un projet de fermeture de service

  • La façon de procéder interpelle le syndicat, qui se fait porte-parole de salariés en demande d’informations concrètes.
    La façon de procéder interpelle le syndicat, qui se fait porte-parole de salariés en demande d’informations concrètes.
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Annoncé le 17 mai dans le cadre du Comité social et économique de Sainte-Marie, le projet de fermeture du service géronto-psychiatrie (17 lits) fait réagir la CGT, qui appelle à la mobilisation.

Le directeur du centre hospitalier Sainte-Marie Didier Perrot et l’élu local de la CGT Francis Cunnac partagent à demi-mot une même position au sujet du service géronto-psychiatrie : ce service, qui compte 17 lits, s’éloigne petit à petit de la psychiatrie pour se rapprocher de la seule gériatrie. Ce qui n’est pas sa vocation initiale.

L’annonce, le 17 mai par le directeur, d’un projet de fermeture du service géronto-psychiatrie pour l’automne ne passe pas du côté de la CGT, syndicat majoritaire, qui appelle à une journée de mobilisation contre ce projet.

"Dans la période actuelle, avec l’augmentation des besoins en soins psychiatriques, nous trouvons que ce n’est pas une bonne chose. Quand des lits ferment, ils ne rouvrent pas et à terme, ce sont des postes qui fermeront, même si un certain nombre sera réaffecté sur des services ambulatoires, en vue de diminuer le recours à l’hospitalisation. Ce n’est pas la solution de fermer, parce que le besoin, il y est", développe le représentant CGT Francis Cunnac.

" On s’éloigne de plus en plus de la psychiatrie pour faire de la gériatrie, notamment du fait de familles qui attendent le dernier moment pour faire des demandes en Ehpad. Et comme il est trop tard, la personne vient à Sainte-Marie. Éviter l’hospitalisation d’urgence des personnes âgées, cela fait partie des orientations travaillées au niveau national dans le cadre du Projet de territoire de santé mentale. Il faut favoriser la prise en charge de proximité, donc de redéployer des moyens vers notre équipe mobile de géronto-psychiatrie. L’idée est d’aller vers les personnes, soit au domicile, soit dans les établissements médico-sociaux ", explique le directeur Didier Perrot.

La façon de procéder interpelle aussi le syndicat, qui se fait porte-parole de salariés en demande d’informations concrètes : " Quand le service va-t-il fermer ? Où vais-je être orienté ? Que vont devenir les patients ? Comment absorber la perte de lits lorsqu’on va dans les autres services ? Nous ne serons pas l’orchestre du Titanic continuant à jouer alors que le bateau coule ", affirme la CGT.

La mobilisation aura lieu jeudi 17 juin à 14 h 30 devant la barrière de l’hôpital Sainte-Marie. Les participants prendront ensuite la direction du siège local de l’Agence régionale de santé pour y faire entendre leurs revendications. Il sera question du projet de fermeture du service à Sainte-Marie, mais aussi de la crise des vocations qui entraîne des difficultés pour recruter psychiatres, médecins mais aussi aide-soignant et infirmiers. " Du fait du Ségur de la santé, nous ne sommes plus attractifs, il y a énormément de postes vacants, on n’avait jamais vu ça", conclut Francis Cunnac.

Xavier Buisson
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