Football : "Une offre (de Sochaux) qui ne se refusait pas" pour Valentin Henry (Rodez)

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  • 26 juillet 2019 : pour son premier match sous ses nouvelles couleurs et aussi le premier en Ligue 2 du Raf, Valentin Henry marque son… premier but en carrière (il fera encore trembler les filets à trois reprises ensuite avec Rodez), face à Auxerre au Stadium de Toulouse.
    26 juillet 2019 : pour son premier match sous ses nouvelles couleurs et aussi le premier en Ligue 2 du Raf, Valentin Henry marque son… premier but en carrière (il fera encore trembler les filets à trois reprises ensuite avec Rodez), face à Auxerre au Stadium de Toulouse. CPA - Archives Jean-Louis Bories
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À 27 ans, Valentin Henry a rejoint Sochaux, deux ans après être arrivé à Rodez en provenance de son club formateur de Brest. Un plan de carrière qui passait notamment par un retour dans une défense à quatre. Entretien.

Vous venez de rejoindre le FCSM avec un contrat de deux ans plus une troisième en option, alors que vous étiez encore lié avec Rodez jusqu’en 2022. Qu’est ce qui a motivé ce choix ?
Pendant les vacances, j’ai reçu un appel d’Omar Daf (l’entraîneur de Sochaux, NDLR) qui m’a dit qu’il souhaitait me prendre. Ça m’a fait plaisir, car Sochaux reste un gros club et quelque chose de positif dans une carrière. Il m’a alors dit qu’il y avait des détails à régler entre les deux clubs et, finalement, cela s’est fait en cinq jours. Je ne connais pas les conditions du transfert ; mais c’était pour moi une offre qui ne se refusait pas. Sochaux est un gros club et j’ai été motivé par le discours du coach qui a été relativement flatteur avec moi. C’est une défense à quatre aussi, et j’avais un désir de repasser à un poste de latéral droit plutôt qu’à un poste de piston (comme dans le 3-5-2 ruthénois).


D’où vient cette envie de quitter ce poste de piston pour redevenir latéral ? De la répétition des efforts encore plus importante que demande le 3-5-2 ?
Non. C’est plutôt dans l’optique d’une construction de carrière. Je me suis dit que j’avais commencé à Brest en tant qu’excentré, puis je suis passé latéral, puis, à Rodez, j’étais venu dans ce poste de piston qui me plaisait. Mais être dans une défense à quatre me permettra, je pense, d’évoluer plus longtemps au niveau professionnel. Ça me permet d’avoir plusieurs cordes à mon arc.
Vous disiez que cela s’est fait vite, mais le Raf a tweetté que les discussions ont duré « de nombreuses semaines »…
Il y avait des accords oraux entre le club et moi. Puis, ensuite les deux clubs ont eu besoin de régler leurs affaires ensemble. Donc, oui, cela a duré un peu jusqu’à la signature, mais les accords oraux se sont faits en une petite semaine.


« Ça va être compliqué de passer à autre chose, mais c’est aussi ça le football »

 

En deux saisons depuis votre arrivée à l’été 2019, vous avez disputé 60 matches avec le Raf, en vous imposant comme un cadre, notamment dans le couloir droit. Quel bilan tirez-vous de votre passage en Aveyron ?
Ça a été un projet de vie, de jeu, que j’avais choisi en venant à Rodez. Je souhaitais repartir avec un certain bagage et des saisons pleines ; et ça a été le cas grâce au coach aussi, car il m’a fait confiance. Du coup, c’est une expérience qui est extrêmement positive. J’ai eu du mal à quitter la région car j’y étais très attaché et je prenais beaucoup de plaisir. Ça va être compliqué de passer à autre chose, mais c’est aussi ça le football.
Sur le plan sportif, j’ai appris ce que c’était des saisons pleines. J’ai été plus décisif sur la première que la seconde, mais il y a aussi plusieurs facteurs qui l’expliquent. En tout cas, j’ai toujours donné le meilleur de moi, le maximum, je n’ai jamais triché. Je remercie le président, le directeur et le coach, car c’est aussi grâce à eux que ma carrière reprend une autre dimension avec Sochaux. Mon seul regret, c’est de n’avoir savouré Paul-Lignon qu’une petite dizaine de fois entre le Covid (huis clos sanitaire) et nos matches à Toulouse. D’un côté, je suis triste de quitter Rodez car il y avait des valeurs qui me plaisaient énormément, un groupe génial aussi. Et en même temps, je suis excité avec ce nouveau projet. C’est un autre tournant de ma carrière qui débute. J’espère que ça se passera bien.

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Propos recueillis par Aurélien Parayre
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