La Mission locale garde le contact avec les jeunes

  • Anne Laurent directrice  et Romain Smaha, président  de la Mission Locale.
    Anne Laurent directrice et Romain Smaha, président de la Mission Locale.
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Le confinement a coupé les jeunes, souvent déjà isolés et en précarité, de la Mission locale qui leur vient en aide. En assemblée générale, la structure revient sur une année atypique.

La Mission locale a tenu récemment son assemblée générale, en présentiel à l’Amphithéâtre. L’occasion pour les acteurs de revenir sur le bilan 2020, année atypique car impactée par la pandémie sanitaire.

Ayant pour rôle principal l’accueil des jeunes, notamment en situation de précarité, la Mission locale s’est trouvée particulièrement perturbée dans sa mission, durant le premier confinement de mars. "Nous avons su reprendre la main dès que possible pour le relationnel, soit par téléphone, soit par mail car nous n’avons pas pu réaliser l’accueil comme nous le faisions auparavant", explique Anne Laurent, directrice de la Mission locale.

Le but étant de maintenir le lien coûte que coûte avec les jeunes, à la fois isolés et parfois en décrochage scolaire. "Les jeunes ont été stigmatisés au début du confinement, car supposés être la cause de la transmission du virus ou parce qu’ils faisaient trop la fête…", rappelle Anne Laurent.

Durant ce laps de temps, la Mission locale a aussi fonctionné comme un thermomètre mesurant la précarisation des jeunes. "Nous nous sommes aperçus que le profil du public qui s’adressait à nous évoluait. Les jeunes ayant un niveau Bac + 2 est passé de 28 % à 42 %", rappelle Romain Smaha, président de la Mission locale de l’Aveyron. Et de rappeler donc que "la difficulté d’insertion dépasse la logique des diplômes", y compris en Aveyron où le niveau des élèves est parmi les meilleurs en Occitanie.

L’évolution des profils des jeunes en demande d’aide arrive au moment même où la Mission locale veut justement faire évoluer son image. "Les institutionnels savent qui nous sommes, mais pas forcément le grand public. Du coup, beaucoup pensent que notre mission consiste à nous adresser aux jeunes très précaires", souligne Anne Laurent.

La Mission locale travaillera donc encore plus sur son image. Le but étant aussi de montrer aux jeunes, âgés de 16 à 25 ans, qu’ils peuvent être accompagnés sur plusieurs niveaux. Que ce soit pour la mobilité (aide au permis), l’insertion professionnelle, la formation, ou encore dans le cadre du dispositif "garantie jeunes", à l’accès au droit, la prévention santé, au logement… la Mission locale est là pour apporter son aide. "Nous avons une formidable caisse à outils. Nous pouvons dire précisément aux jeunes : voilà l’outil à prendre pour aller dans telle direction. Nous faisons de l’orientation. Nous sommes un peu comme un chef d’orchestre", rappelle Anne Laurent.

Le sens inverse est vrai. Un jeune peut tout à fait être orienté vers la Mission locale par Pôle Emploi, par exemple. "Nous avons une force de frappe extraordinaire car nous sommes aussi une mission départementale, avec plusieurs antennes. Nous avons un maillage territorial important où nous pouvons apporter une réponse à tous les jeunes en demande", explique Romain Smaha.

Les 18-21 ans très présents avec évolution des profils

Sur l’année 2020 et au niveau départemental, la Mission locale a accompagné 2 849 jeunes (dont 48 % de femmes), 65 % d’entre eux ont un diplôme supérieur au CAP/BEP. Malgré le confinement, la Mission a reçu 1 157 jeunes, pour la première fois, sur l’année. À noter que l’augmentation est de 5 % par rapport à 2019. Les analyses de la Mission montrent un déséquilibre dans la répartition des sexes, avec 54 % d’hommes et une baisse de la part des femmes de 3 %. Les 18-21 ans reste la tranche d’âge la plus représentée avec 61.5 % des jeunes (soit une hausse de 0.4 % par rapport à 2019). Au-delà de ses missions fondamentales (la formation, l’insertion professionnelle, les stages…), la Mission locale cherche à s’entourer de partenaires ancrés dans les territoires. "Nous voulons nous rapprocher du monde sportif et culturel. Je pense qu’on fera un bon travail avec ces partenaires, non institutionnels", explique Romain Smaha. C’est une façon d’élargir les offres qui seront proposées aux jeunes et de se rapprocher de nouveaux partenaires. Un pari gagnant-gagnant, en somme.
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