Aveyron : "Le 17 août à 17 heures", un film sur le massacre de Sainte-Radegonde

  • Le tournage se poursuit aujourd’hui et demain.
    Le tournage se poursuit aujourd’hui et demain. José Antonio Torres
  • "Le 17 août à 17 heures", film sur le massacre de Sainte-Radegonde
    "Le 17 août à 17 heures", film sur le massacre de Sainte-Radegonde
  • "Le 17 août à 17 heures", film sur le massacre de Sainte-Radegonde
    "Le 17 août à 17 heures", film sur le massacre de Sainte-Radegonde
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L’acteur et réalisateur Patrice Guillain tourne toute la semaine un film sur ce fait marquant de la Seconde guerre mondiale en Aveyron.

Le 17 août à 17 heures". Où quand la petite histoire rencontre la grande histoire. La grande histoire, c’est celle de ces 30 prisonniers fusillés par les Allemands, sur la butte de Sainte-Radegonde, le 17 août 1944. La plus grosse cicatrice de la Seconde mondiale en Aveyron.

La petite histoire, c’est celle de l’amitié née au détour d’un voyage du Vietnam entre l’acteur et réalisateur Patrice Guillain et Jean-Marc, dont la petite fille, Alison Tavernier, est en classe audiovisuelle au lycée François-d’Estaing. À la demande d’Alison, celui qui voit son dernier court-métrage, la "Der des der", de plus en plus primés dans les festivals, accepte de venir au lycée François-d’Estaing pour échanger autour du cinéma. La transmission est pour lui quelque chose de précieux.

Au fil des nombreux échanges avec les élèves des classes de Christel Godzik, Patrice Guillain découvre cette histoire des fusillés de Sainte-Radegonde. Il n’a alors plus qu’une envie en tête, faire de cette histoire le deuxième épisode de sa série "Les plaques", qui est "le devoir de mémoire" dans lequel il s’engage.

Hier, ont débuté les trois jours de tournage de ce film qui durera 12 minutes. Et qui se focalise sur les quatre plus jeunes gens qui ont été fusillés. Pour cela, il a enrôlé de nombreux figurants, parmi lesquels de nombreux élèves des classes audiovisuelles de Christel Godzik. Une manière pour eux de vivre un tournage de l’intérieur. En particulier pour Alison Tavernier qui joue un des rôles principaux de cette histoire. "Je trouve formidable de pouvoir les intégrer, de partager avec eux ce moment", explique Patrice Guillain. "C’est ma conception du cinéma, enrôler le plus de gens du coin." Une enfant de Sainte-Radegonde a également été recrutée pour jouer le rôle de l’ancien maire du village, André Geniez, qui fut de ceux qui ont vu de leurs yeux ce terrible massacre. "Je tiens d’ailleurs à remercier la municipalité pour son implication", souligne le réalisateur, qui bénéficie aussi du soutien de l’Onac pour ce film.

Après les scènes tournées hier sur le site de la fusillade, des images seront tournées aujourd’hui et demain dans le village, dans une ferme, une maison… Patrice Guillain profitera également de sa présence pour rencontrer l’ancienne ministre et préfète de l’Aveyron, Anne-Marie Escoffier, "qui est la marraine de ce film", en tant que présidente des Amis de la gendarmerie.

Patrice Guillain, qui nourrit l’espoir de pouvoir réaliser un jour un long-métrage sur ce drame, dévoilera son film le 17 août prochain, à l’occasion de la cérémonie commémorative de ce massacre. En attendant, "Le 17 août à 17 heures" fera sans nul doute remonter la douleur de cette cicatrice de l’histoire.

Philippe Routhe
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