L’hôpital Jacques-Puel de Rodez se refait petit à petit... une santé

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  • Une partie de l’équipe de radiothérapie devant le nouvel accélérateur de particules.
    Une partie de l’équipe de radiothérapie devant le nouvel accélérateur de particules. Reproduction Centre Presse - Reproduction Centre Presse
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Refonte des urgences, nouvel accélérateur de particules, l’hôpital avance malgré une crise sanitaire dont il veut tirer les meilleurs enseignements.
 

Depuis quinze jours, il n’y a plus de patients covid en réanimation à l’hôpital de Rodez. Une bonne nouvelle, après une troisième vague qui a mis une nouvelle fois l’hôpital Jacaques-Puel sous tension. "Nous sommes souvent sur une ligne de crête" reconnaît le directeur de l’hôpital Vincent Prévoteau. Mais qui dit ligne de crête, dit vue sur l’horizon. Et si d’un côté, pour ce qui est du paysage sanitaire, il ne cache pas "redouter une quatrième vague", de l’autre, en regardant le paysage plus structurel, il voit un horizon plus dégagé que celui qu’a pu connaître l’hôpital de Rodez par le passé.

En fin de semaine, en présence notamment d’Élise Carrez, la responsable de la commission médicale, et du président du conseil d’administration François Vidament, il a tenu à partager ce sentiment. "Car depuis l’arrivée du Covid, on a continué à gérer la partie non-covid. Nous avons déprogrammé le moins possible, en réaménageant en permanence nos équipes " souffle-t-il, soulignant plus que jamais l’engagement de tous ceux qui gravitent dans cette ville dans la ville. Il poursuit : " Le Covid nous a enseigné beaucoup de choses à l’hôpital. La crise a généré sont lot de fatigue, de craintes, de sidération, mais les hospitaliers ont réagi rapidement. La crise nous a enseigné que l’on travaille bel et bien ensemble. Que l’hôpital est avant tout une collectivité humaine ".

Et d’évoquer la dimension territoriale de l’hôpital. "Par exemple, sans les 21 lits du soin de suite et de réadaptation du Vallon, l’hôpital aurait explosé ". " L’hôpital de Rodez ne se présente pas en cannibale" insiste-t-il, évoquant une amélioration de l’offre de soins à Decazeville, la réfection de l’hôpital d’Espalion… Ou encore le travail avec la médecine de ville, " qui doit se poursuivre, s’accentuer ". Ce travail, qui a permis notamment de déployer le grand centre de vaccination, fait également partie des satisfactions du moment. Il a notamment donné naissance à la Maison médicale de garde. Née dans un préfabriqué jouxtant le service des urgences, elle va définitivement être installée dans ses propres murs à la fin de l’année, en étant incorporée dans le programme de réorganisation global du service des urgences (lire par ailleurs).

Cette période Covid n’a pas freiné non plus le projet d’acquisition d’un nouvel accélérateur de particules dans le service de radiothérapie. "Il est fondamental de renforcer notre offre de soins ", martèle Vincent Prévoteau, qui nourrit encore d’autres projets pour l’hôpital, en matière de cardiologie notamment.

"L’hôpital de Rodez se bat pour lui-même, et peut s’appuyer une hausse d’activité de 3,5 % en 2018, +5,4 % en 2019, ce qui dénote de la place importante qu’il tient. Puis il peut bénéficier d’une politique nationale de soutien à l’investissement. Avec de meilleurs indices, on peut investir tout en se désendettant" relate Vincent Prévoteau.

"Le pari lancé il y a 4 ans est en train de payer"

Cette dynamique positive dans laquelle s’inscrit l’hôpital a également vocation à " donner envie aux professionnels de santé de venir à Rodez", souffle le directeur qui ne cache pas que la partie recrutement n’est pas aisée. "L’an passé le recrutement de plus de 60 agents nous a permis de passer la 2e et la 3e vague, et là, nous refaisons les sorties d’écoles. Parce qu’aussi, il y a de belles carrières à faire à Rodez".

"Le pari lancé il y a quatre ans est en train de payer", se félicite Elise Carrez, soulagée de voir l’hôpital de Rodez entrer dans une nouvelle dynamique. Les 1,2 millions investis dans la réfection des urgences, les 2, 2 millions investis dans l’acquisition d’un nouvel accélérateur de particules, après le premier mis en service en 2018, ou le renouvellement de la salle vasculaire, sont autant de signes d’une santé qui s’améliore à l’hôpital de Rodez.

Pour autant, faut-il le répéter, il reste sur une ligne de crête. Espérant, en regardant au loin, ne pas voir arriver cette redoutée 4e vague.

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Philippe Routhe
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