Duathlon : "Malgré (sa) chute", Maël Alric a montré qu'il "avait le niveau pour lutter avec les meilleurs"

  • L’athlète de Saint-Izaire (ici aux côtés de Benjamin Choquert, le futur vainqueur) a découvert le niveau international, dimanche.
    L’athlète de Saint-Izaire (ici aux côtés de Benjamin Choquert, le futur vainqueur) a découvert le niveau international, dimanche. DR - DR
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L’Aveyronnais de 31 ans revient sur sa première compétition internationale, disputée dimanche 4 juillet à Targus Mures, en Roumanie. Entre regrets et espoirs, il livre son ressenti sur sa performance, lui qui a abandonné en raison d’une chute à vélo, alors  qu’il se trouvait avec les hommes de tête. Entretien.

Comment vous sentez-vous après la chute qui vous a contraint à l’abandon ?
J’ai le côté droit bien abîmé, avec des points sur le bras ainsi que plusieurs hématomes et éraflures. Cela m’a valu un après-midi aux urgences en Roumanie et je suis repassé à l’hôpital après mon arrivée en France (lundi soir, NDLR) pour être sûr qu’il n’y a rien de grave.

Quel bilan faites-vous de votre course ?
Je suis très heureux d’avoir pu participer aux championnats d’Europe, d’avoir connu ce qu’on ressent quand on est avec l’équipe de France. Mais je suis aussi très déçu de n’avoir pas pu terminer le travail comme je l’espérais. Avec mon entraîneur, je m’étais bien préparé. Durant l’épreuve, je me sentais bien sur le premier parcours de course à pied et sur le vélo (l’épreuve comprenait 5 km de course à pied, 20 km à vélo et 2,5 km de course à pied). J’étais confiant dans ma capacité à réussir l’objectif de décrocher une médaille.

Que s’est-il passé au moment de votre chute ?
À ce moment-là, je me trouvais dans un groupe de neuf hommes de tête, composé de cinq Français, deux Belges, un Espagnol et un Anglais. Le parcours à vélo est devenu dangereux en raison de la pluie qui tombait, car il s’agissait d’un circuit en ville, assez sélectif, avec beaucoup de montées, de descentes, de virages et de pavés. Avec les peintures au sol pour la signalisation, c’était devenu une véritable patinoire. À un moment où l’Espagnol a tourné vers la droite, juste devant moi, je suis passé d’une partie pavée au bitume, et c’est là que j’ai senti ma roue glisser. C’était totalement irrécupérable… Je me suis retrouvé allongé au sol avec du sang partout, une grosse douleur et une plaie profonde au bras. C’était impossible de repartir, d’autant que le dérailleur de mon vélo était cassé.

Quels sentiments vous traversent l’esprit en repassant à cet incident ?
C’est très dur à digérer, car il y a eu beaucoup de sacrifices mais pas de résultat. On sait que la chute fait partie de notre sport, mais ce n’est pas de chance que cela m’arrive pour ma première sélection. Toutefois, je suis content de cette expérience et j’espère que cette sélection en appellera d’autres. Car même si je ne suis pas allé jusqu’au bout, j’ai montré que j’avais le niveau pour lutter avec les meilleurs, qu’une médaille européenne est possible.

Éprouvez-vous des regrets du fait d’avoir été parmi les meilleurs avant d’abandonner ?
Sur le premier passage de course à pied, j’étais très bien, et je me suis retrouvé dans le groupe de tête. Tout ce que j’ai fait, je l’ai bien fait. À part peut-être une erreur de placement ou un mauvais réflexe, qui m’a fait tomber. Je n’aurais pas été dans le match avec les meilleurs, j’aurais eu moins de regrets. Mais je me dis que le travail en amont a été bon, que les bases sont solides. Maintenant, j’ai envie de tout faire pour que lors de la prochaine sélection, je démontre ma véritable valeur, et pas seulement sur une partie de la course.

Vous aviez déclaré que disputer une épreuve avec l’équipe de France était un rêve d’enfant. Que ressentez-vous après l’avoir réalisé ?
Beaucoup de fierté. On a fait un stage de cinq jours avant la course, donc j’ai eu le temps de prendre conscience de ce que je vivais. Même si je fais du sport depuis que j’ai dix ans, j’ai vécu plein de choses pour la première fois ces derniers jours, comme l’avant-course d’un rendez-vous international et la pression, qui n’a rien à voir avec ce que j’ai connu. Mais il s’agit d’une pression positive, qui pousse à nous sublimer. Je n’ai jamais brûlé les étapes dans mon parcours, tout se fait marche après marche. Peut-être que cette étape m’a permis de m’imprégner de l’atmosphère des compétitions internationales, avant d’avoir des meilleurs résultats à ce niveau.

Êtes-vous confiants sur vos chances de connaître d’autres sélections ?
Il y a un gros niveau en France, les places sont chères. J’ai montré que j’étais capable de jouer les premiers rôles, même si c’était ma première sélection. J’espère être rappelé pour participer aux championnats du monde, en novembre. Cette fois, je ne laisserai pas passer ma chance.

Objectif mondial

Après avoir goûté aux championnats d’Europe, Maël Alric espère qu’il sera retenu pour les championnats du monde, en Espagne les 6 et 7 novembre. Mais avant de savoir s’il sera sélectionné, l’Aveyronnais a d’autres échéances importantes à son calendrier, avec deux manches du championnat de France des clubs en septembre, puis les championnats de France individuels, le 26 septembre, et la coupe de France, le 11 octobre.

Propos recueillis par Guillaume Verdu
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